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lundi 26 septembre 2011

Où est la République ?

Les commentaires faits sur ma présence à l’inauguration de la journée nationale de la Blonde d’Aquitaine, samedi dernier, à Bergerac, appellent de ma part les observations suivantes :

1) Cette manifestation –à laquelle j’avais initialement donné mon accord, en tant que maire, dès 2007- est l’exemple type d’une grande manifestation agricole et rurale, que l’on associe souvent à l’image de la IIIème République.

Toutes les autorités publiques, tous les élus y sont normalement présents.

Je ne vois pas pourquoi la présence de M. Hollande empêcherait les uns ou les autres d’y participer – à moins qu’il n’aient glissé dans une conception partisane de la République.

2) Je connais M. Hollande depuis plusieurs années, puisque nous somme tous les deux membres de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale. Nous nous sommes salués au cours de la visite.

J’ai fait, comme tous ceux qui étaient présents, le tour des animaux exposés et des différents stands. Je suis même passé saluer les partenaires, ce que n’a semble t’il pas fait le cortège officiel.

Je suis constamment resté en retrait, pour ne pas dire à l’écart, du groupe de « hollandistes » anciens ou récents qui se pressait autour de lui.

J’ai pris la parole, ce qui était normal en tant que député.

Avant de partir, François Hollande est venu me saluer et m’a remercié d’avoir été présent, parce que précisément ma présence affirmait le caractère républicain de cette manifestation.

3) Supputer mes positions aux présidentielles en fonction de ma présence à un comice agricole montre à quel niveau on a pu abaisser la vie publique dans notre pays. Le fondement de la vie publique ne devrait pourtant pas être le « people » mais le partage des valeurs républicaines.

4) J’écris un ouvrage sur les gaullistes de gauche et les gaullistes sociaux parce que j’ai toujours appartenu à ce courant et que, précisément, je ne le retrouve plus, en rien, dans la politique de M. Sarkozy et de ses amis.

5) Je ferai connaître le moment venu ma position sur les présidentielles, mais je me déciderai en fonction des enjeux et des défis particulièrement graves auquel est confronté notre pays, et non pas en fonction d’appartenances prétendues à la droite ou à la gauche. Ce qui compte vraiment en politique, c’est de voir où vont les pieds des gens.

Daniel GARRIGUE, Député non inscrit de la Dordogne.