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samedi 31 mars 2012

La main dans le MIL : à propos des incidents de Monbazillac

Les incidents auxquels a donné lieu ma tentative d’interroger Alain Juppé lors de sa venue à Monbazillac, samedi 24 mars, et les commentaires très divers qu’ils suscitent, appellent de ma part plusieurs observations :

1. Il était normal que j’essaie d’aller porter la contradiction à Monbazillac :

Pour trois raisons :

- D’abord, parce que j’ai soutenu Alain Juppé, pendant de nombreuses années, y compris lorsqu’il était dans la difficulté. Certains se souviennent peut-être que je l’ai invité à inaugurer la Foire Exposition de Bergerac, en Août 1998, quelques jours après sa mise en examen.

Lorsque j’ai quitté l’UMP, en 2008, Alain Juppé formulait à peu près les mêmes critiques que moi contre la politique de Nicolas Sarkozy. La politique de Nicolas Sarkozy a-t-elle changé depuis 2008 ? En venant à Monbazillac, dans la circonscription dont je suis l’élu, soutenir mon futur adversaire UMP, Alain Juppé cherchait-il à donner des gages supplémentaires de son ralliement sans vergogne à Nicolas Sarkozy ?

Comment n’aurais-je pas eu la tentation de l’interroger sur son changement de parcours ? Comment lui, l’homme du rétablissement des finances publiques, peut-il admettre un dérapage de la dette de plus de 500 milliards d’€ en cinq ans ? Comment, lui, l’homme de la justice fiscale, peut-il accepter les errements d’une politique fondée sur la multiplication de cadeaux fiscaux et le creusement sans précédent des inégalités ? Comment, lui, l’humaniste, peut-il supporter la stigmatisation des "Roms » et des « musulmans d’apparence" ou le discours provocateur sur l’inégalité des civilisations ?

Je regrette qu’Alain Juppé, pour qui j’ai eu jusqu’ici de l’admiration et du respect, n’ait pas eu le courage d’accepter ce débat.

- Ensuite, parce que cette réunion était présentée comme une "réunion publique" : lorsque j’ai reçu François Bayrou, à Bergerac en décembre dernier, c’était également dans le cadre d’une "réunion publique" et tous ceux qui souhaitaient l’interroger, y compris ceux qui n’étaient pas d’accord avec lui, ont eu la liberté de le faire. Mais sans doute y a-t-il longtemps que le mot liberté n’a plus de sens à l’UMP.

- Enfin, parce que le quotidien Sud-Ouest, rappelant l’exemple d’Yves Guéna, m’avait mis au défi d’aller porter la contradiction dans cette réunion, ce qui prouve bien que cette démarche paraissait logique à ceux qui suivent de près la vie politique dans notre région.

2. J’ai demandé la parole dans des conditions tout à fait normales :

Je suis entré dans la salle avant l’arrivée d’Alain Juppé et des hiérarques UMP.

J’ai été interrogé par France Bleu Périgord sur les raisons de ma présence et sur les questions que j’avais l’intention de poser, ce qui a provoqué quelques réactions de la part des militants UMP qui étaient à proximité.

Contrairement à ce que prétend M. Cornet, je n’ai proféré d’invective ni à l’égard de M. Peyrat, ni à l’égard d’Alain Juppé. J’ai écouté MM Peyrat et Mortemousque sans mot dire.

C’est juste avant l’intervention d’Alain Juppé que je me suis avancé et que j’ai levé la main en demandant à poser quelques questions.

Alain Juppé s’est tourné vers moi et m’a lancé : "On respecte le tour de parole quand on est démocrate". J’en ai conclu que je pourrai l’interroger après son intervention et j’ai regagné ma place initiale.

Les responsables départementaux de l’UMP déclarent que je n’aurais pas demandé la parole de façon correcte. Que ce soit à l’Assemblée Nationale, dans une assemblée générale d’association ou dans une réunion publique, je ne connais pas d’autre façon de demander la parole que de lever la main. Mais il faut croire qu’à l’UMP, la parole est tellement verrouillée qu’il faut suivre des procédures infiniment plus complexes pour avoir – ou ne pas avoir – une chance de s’exprimer.

A la suite de cette première tentative d’intervention, le service d’ordre du MIL a commencé à se masser autour de moi, de mon épouse et des quelques amis qui nous accompagnaient.

Lorsqu’Alain Juppé a achevé son intervention, j’ai de nouveau levé la main et demandé à l’interroger. Alain Juppé a aussitôt appelé à chanter la Marseillaise, signifiant du même coup qu’il n’y aurait pas de débat

3. L’action brutale du MIL était purement gratuite :

Alors que la réunion se terminait, l’équipe du MIL s’est resserrée de plus en plus fortement autour de nous. Leur chef apparent se présentant comme le "général Mansiet (ou Mancier ? ou Manciais ?)" m’a insulté à deux reprises. J’ai cherché vainement sa trace sur le web – que fait un général parmi les hommes de main du MIL ?

La réunion terminée, ils nous ont brutalement bousculés vers le fond de la salle. Mon épouse, Sylvaine, a été particulièrement malmenée, ceinturée par l’un des hommes du MIL et plaquée contre une porte fenêtre. Elle a dû mordre cet homme au poignet pour se dégager. Deux personnes qui nous accompagnaient ont été également bousculées, le sac à main de l’une d’entre elles étant même piétiné. Mon épouse qui souffre de douleurs dans le dos et dans le cou a porté plainte.

C’est la troisième fois que je fais l’objet d’une offensive du MIL – la première fois en 1997, par une accumulation d’affiches aux abords de mon ancienne permanence à Naillac, la seconde fois, en juillet 2009 par apposition d’affiches sur la porte de ma permanence actuelle, la troisième fois, à Monbazillac. Cette organisation, prétendument gaulliste, dont les positions sont de plus en plus proches de celles de l’extrême droite, ne supporte visiblement pas les convictions que j’exprime.

Daniel GARRIGUE, Député de la Dordogne.

lundi 13 février 2012

Daniel GARRIGUE interpelle le ministre de l'Education Nationale sur les fermetures de postes dans l'enseignement du 1er degré en Dordogne.

(Question écrite)

Daniel Garrigue, député de la Dordogne, fait part à M. le ministre de l’Education Nationale de sa très grande inquiétude devant le nombre de suppressions de postes d'enseignants du premier degré – 42 postes – envisagé dans le département de la Dordogne pour la rentrée 2012. Il observe tout d'abord que ces suppressions seraient liées pour partie à un réequilibrage du nombre de postes d'enseignants entre certains départements de la région Aquitaine – Dordogne et Pyrénées-Atlantiques – et le département de la Gironde. Or, les facteurs démographiques particuliers à ce département ne justifient pas des prévisions systématiquement pessimistes dans les départements voisins et justifieraient plutôt des mesures spécifiques comme ce fut le cas il y a quelques années. D'autre part, une grande part de ces suppressions (25 postes) va s'appliquer aux réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté RASED, l'un des arguments fréquemment mis en avant étant le développement de l'aide personnalisée, alors que le ministre a lui-même reconnu que cette aide ne pouvait constituer une alternative.

D'autre part, la suppression de 17 autres postes, dans les écoles elles mêmes, risque de pénaliser fortement un territoire dont la population est très dispersée, et dans plusieurs cas – notamment, à l'école Edmond Rostand à Bergerac – de remettre complètement en cause le travail accompli depuis de nombreuses années dans des quartiers difficiles.

Il lui demande en conséquence, quelles mesures il compte prendre pour que les réponses apportées au département de la Gironde ne compromettent pas le rôle essentiel de l'école dans les départements voisins, et particulièrement en Dordogne.

vendredi 13 janvier 2012

Lettres de l'ALBA : l'enjeu du Bac Pro Chaudronnerie.

  • 5 janvier 2012 : Lettre du Recteur de l'Académie de Bordeaux au Député Daniel Garrigue (cliquez ici).
  • 11 janvier 2012 : Lettre du Député au Recteur de l'Académie de Bordeaux (cliquez ici).

mardi 10 janvier 2012

CEREMONIE DES VOEUX 2012

Daniel Garrigue, député de la Dordogne, présentera ses vœux

le jeudi 26 janvier 2012 à 19 heures,

salle Anatole France à Bergerac

LE PLANNING DES PERMANENCES PARLEMENTAIRES DE DANIEL GARRIGUE POUR LE 1er SEMESTRE 2012

Vous pouvez consulter et télécharger le planning en cliquant ICI

lundi 09 janvier 2012

DANIEL GARRIGUE

participera à l’émission

"La Grande Mêlée"

en direct sur Radio Bleu Périgord

Vendredi 13 janvier 2012 à 18 H 15.

Posté par Daniel GARRIGUE à 6:16 PM
Edité: lundi 09 janvier 2012 6:23 PM
Categories: Actualités, Bergerac et bergeracois, France, Le saviez-vous ?

lundi 28 novembre 2011

François BAYROU à BERGERAC LE 1ER DECEMBRE

François BAYROU a déclaré le 22 novembre qu’il serait candidat à la Présidence de la République. Il consacrera sa journée du 1er décembre à la Dordogne.

Daniel GARRIGUE, député non inscrit de la Dordogne et Marc MATTERA, conseiller général MODEM d’Aquitaine, se réjouissent de cette visite et vous invitent à la réunion publique que tiendra François BAYROU, ce même jour, à 19 heures, salle René Coicaud.

lundi 07 novembre 2011

7 Novembre 2011 - Colloque sur les paradis fiscaux à l'Assemblée Nationale

Elisabeth GUIGOU

Députée de la Seine-Saint-Denis - Ancienne ministre

Daniel GARRIGUE

Député de la Dordogne

auteurs du rapport : En finir avec les « trous noirs » de la finance mondiale : du G20 de Londres au G20 de Pittsburg

vous invitent à un colloque sur le thème :

« Paradis fiscaux et trous noirs de la finance internationale »

le 7 novembre 2011 - 15h30 – 19h00

Chère Madame, cher Monsieur, chers amis,

Dans le prolongement du rapport que nous avions présenté en juillet 2009 sur les paradis fiscaux et les trous noirs de la finance internationale, nous avons pensé qu’il était important de dresser un bilan des actions engagées depuis lors dans le cadre du G20 et de l’Union européenne.

Il nous apparaît en effet que par-delà les déclarations de principe, les paradis fiscaux n’ont pas renoncé à leurs pratiques. Plus grave encore, certains d’entre eux – la Suisse en particulier -, tentent désormais de s’inscrire dans des démarches bilatérales de contournement.

Quant aux activités financières, la crise des dettes souveraines montre que les manœuvres spéculatives ont redoublé et qu’elles trouvent dans l’ingénierie financière des grandes places et des grands opérateurs un support que rien ne permet aujourd’hui d’appréhender et de maîtriser. En l’absence de véritable régulation, les paradis fiscaux constituent le relais privilégié de ces manœuvres.

C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité organiser ce colloque pour mieux apprécier la gravité de la situation et rechercher des réponses rapides et crédibles, et que nous y avons invité ceux qui sont au coeur de ces enjeux.

Pour télécharger le programme, cliquez ici.

mercredi 12 octobre 2011

Reconnaissance de l'Etat Palestinien : Daniel GARRIGUE interroge Alain JUPPÉ sur la position de la France. (Mardi 4 Octobre)

M. Daniel Garrigue. Je regrette la position de la France sur la demande palestinienne, car la force de notre pays était de soutenir ceux qui sont en position de faiblesse, tout en encourageant les négociations.

Vous avez parlé d’une reprise des négociations sans « pré-conditions ». Or, l’arrêt de la colonisation n’est-il pas un préalable absolu ?

Par ailleurs, vous avez dit que les Palestiniens pourraient être amenés, si l’initiative française aboutit, à renoncer à leur droit de saisine de la Cour pénale internationale tant que le processus de négociation n’est pas terminé. Pouvez-vous nous donner des précisions sur ce point ?

M. le ministre d’État. […] Plusieurs d’entre vous ont considéré que la position de la France sur le conflit israélo-palestinien était en recul ; mais dans les pays arabes, cette position ne fait aucun doute ! Chacun a ressenti le discours du Président de la République comme un pas en avant pour les Palestiniens.

Le texte du Quartet, Monsieur Garrigue, prévoit en effet que l’abandon de la colonisation est une pré-condition de la reprise des négociations. Nous avons, pour notre part, préconisé que les parties se remettent autour de la table sans pré-condition, même si l’arrêt des colonisations sera alors incontournable.

On ne pourra pas débloquer la situation en adoptant des positions maximalistes. De ce point de vue, nous avons suggéré aux Palestiniens de donner des garanties aux Israéliens en s’engageant à ne pas saisir la Cour pénale internationale pendant des négociations. Si l’on veut atteindre un objectif, il ne faut pas fixer des conditions qui le rendent inaccessible. Le statut d’État observateur est un pas en avant ; il donnera plus de poids au vote palestinien. Cette reconnaissance politique majeure implique aussi que les Palestiniens envoient un certain nombre de signaux positifs.

mercredi 28 septembre 2011

Deux questions écrites de Daniel GARRIGUE sur la Palestine : 18 mois pour obtenir une réponse.

1- Contrôle des produits en provenance des colonies israéliennes dans les territoires occupés de Palestine :

Question publiée au JO le : 16/02/2010 page 1529

Daniel GARRIGUE, député de la Dordogne, fait part à Monsieur François FILLON, Premier Ministre, de son étonnement devant les propos que ce dernier a tenus le 3 février 2010 lors d’un dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) au sujet d’une campagne de boycott qui concernerait les produits israéliens mais aussi, selon lui, les produits casher.

Il lui rappelle que, de fait, la société civile palestinienne –associations, universitaires, artistes, sportifs- a lancé le 9 juillet 2005 un appel au Boycott, aux Désinvestissements et aux Sanctions contre Israël jusqu’à la fin de l’occupation des territoires palestiniens et tant qu’Israël ne respecte pas le droit international. Cet appel, connu sous le nom de campagne « BDS » a été relayé à l’échelle internationale par un certain nombre de personnalités, dont l’essayiste canadienne Naomi Klein, et d’associations. Cet appel n’a jamais comporté aucune dimension religieuse.

On peut certes se demander, en l’absence de décision impliquant la France, quelle est la régularité d’un appel au boycott sur notre territoire. Interrogée lors des questions d’actualité du mercredi 20 mai 2009, Madame Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur, avait répondu, à propos de l’intervention d’associations de défense de la cause palestinienne dans des grandes surfaces que « si des plaintes précises étaient déposées, ou si des infractions pénales étaient constituées, des poursuites auraient lieu », mais qu’à cette date, aucune plainte n’avait été déposée. Mais selon elle, également, « ces opérations, il faut bien le préciser, touchent des produits importés d’Israël et non des produits casher ».

Aussi, Daniel Garrigue demande à monsieur le Premier Ministre, pour quelle raison il a procédé à un amalgame qu’avait formellement écarté Madame la Ministre de l’Intérieur, attribuant à ces opérations une dimension religieuse qui n’est nullement poursuivie par les associations de défense de la cause palestinienne, et engageant ainsi le Gouvernement dans une prise de position de nature religieuse et partisane qui n’est pas conforme au principe de laïcité. Il lui demande, d’autre part, quels contrôles sont mis en œuvre par les autorités françaises pour s’assurer que les produits en provenance des colonies israéliennes dans les territoires occupés ne bénéficient pas des accords commerciaux conclus entre l’Union Européenne et Israël.

Réponse publiée au JO le : 06/09/2011 page : 9553

La France a déjà plusieurs fois eu l'occasion de rappeler son opposition à toutes les formes de boycottage des produits israéliens, quelle que soit leur justification. Elle appelle ceux qui entendent servir la cause de la paix et contribuer à résoudre le conflit israélo-palestinien à s'abstenir de telles actions, qui sont non seulement contre-productives mais également contraires au droit français (notamment aux dispositions des articles 225-1 et suivants du code pénal). Pour autant, conformément à l'avis aux importateurs C-20 publié au Journal officiel de l'Union européenne du 25 janvier 2005, les produits fabriqués dans les colonies israéliennes ne sauraient bénéficier du régime douanier préférentiel accordé aux produits originaires du territoire israélien en vertu de l'accord d'association du 20 novembre 1995 qui lie Israël à l'Union européenne. Cette position a été confirmée par l'arrêt rendu par la Cour de justice de l'Union européenne le 25 février 2010 dans l'affaire Brita. En la matière aussi, le droit doit s'appliquer. L'avis aux importateurs de 2005 énonce des principes clairs d'indication du lieu de production : le nom de la localité ou de la zone industrielle de production et son code postal doivent être indiqués sur tous les certificats israéliens de circulation des marchandises pour permettre de contrôler l'applicabilité du régime préférentiel issu de l'accord. La France, comme ses partenaires européens, se conforme naturellement à cet accord et les services douaniers français procèdent à des contrôles réguliers. Dans certains cas, ils sollicitent des précisions de la part des autorités israéliennes, notamment lorsque les certificats sont incomplets. Deux missions de terrain de la Commission européenne, en 2009, ont conclu au fonctionnement satisfaisant des dispositions prises.

2- Situation des prisonniers palestiniens au regard de la 4e Convention de Genève

Question publiée au JO le : 04/05/2010 page 4846

Daniel Garrigue, député de la Dordogne, attire l'attention de Monsieur Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères, sur la situation préoccupante des prisonniers palestiniens. L'article 119 de la Quatrième Convention de Genève, dont Israél est signataire, stipule l'illégalité de l'isolement continu de plus de trente jours d'un prisonnier, quelque soit l'infraction commise et même dans les cas où un prisonnier aurait à répondre de plusieurs faits, au moment où il est statué à son égard, que ces faits soient connexes ou non. L'article 116 de cette même convention acte le droit des prisonniers à recevoir des visites et en premier lieu celles de leurs proches. Malgré ces dispositions, les autorités israéliennes maintiennent un grand nombre de prisonniers en isolement, au mépris des dispositions de la Quatrième Convention de Genève. Il lui fait également observer que la reconnaissance pour la communauté internationale et pour le CICR de l'occupation militaire en Cisjordanie et à Gaza, devrait garantir l'applicabilité des Conventions de Genève. Le Conseil de sécurité de l'ONU s'y réfère d'ailleurs dans plusieurs de ses résolutions. Il lui demande, en conséquence, pourquoi Israél demeure réticent à admettre cette applicabilité et préfère parler de « territoires disputés », et souhaite connaître la position que la France compte prendre concernant la situation des prisonniers palestiniens.

Réponse publiée au JO le : 16/08/2011 page : 8736

La France est résolument engagée en faveur du respect du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme, notamment à l'égard des personnes détenues. Elle est ainsi particulièrement attentive au sort des prisonniers palestiniens détenus en Israël. Leurs conditions de détention doivent être conformes aux obligations prévues par différentes conventions internationales, notamment dans le domaine du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire. À cet égard, le cas des mineurs détenus appelle une attention toute particulière. Israël, qui a ratifié les conventions de Genève du 12 août 1949 et la convention relative aux droits de l'enfant du 20 novembre 1989, a des obligations juridiques en la matière. Nous nous réservons le droit d'évoquer la situation des prisonniers palestiniens avec les autorités israéliennes, au cours de contacts politiques ou diplomatiques, et plusieurs cas ont récemment fait l'objet d'interventions, notamment pour des personnes arrêtées par l'armée israélienne alors qu'elles participaient à des manifestations pacifiques contre le mur de séparation. Il convient toutefois de noter que le nombre global de détenus palestiniens a baissé de manière significative ces dernières années. Le statut de certains prisonniers palestiniens peut relever du droit international humanitaire. Bien que signataire de la IVe convention de Genève de 1949, Israël estime que celle-ci ne s'applique pas aux territoires palestiniens annexés, considérant que la Palestine n'était pas un État souverain et légitime avant cette occupation. Elle parle ainsi de « territoires disputés » et non « occupés », ou encore de « possession belligérante », et se considère comme l'administrateur légitime de ces « zones ». La France, comme l'ensemble de la communauté internationale, reconnaît la pleine applicabilité de la IVe convention de Genève du 12 août 1949 aux territoires palestiniens, et demande aux différentes parties, ce qui inclut Israël en tant que puissance occupante, de respecter le droit international humanitaire et le droit international des droits de l'homme. En outre, la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies appelle Israël à évacuer les territoires occupés en 1967. Ainsi, s'agissant de la Cisjordanie et de Gaza, la position de la France est claire et constante : nous considérons ces territoires comme étant occupés illégalement par Israël et nous déplorons les conséquences humanitaires de cette occupation militaire. Nous continuons aussi d'appeler le gouvernement israélien au respect des engagements internationaux auxquels il est partie.

mardi 27 septembre 2011

MAISON D’ACCUEIL TEMPORAIRE (MAT) : HALTE AU DESENGAGEMENT

Les menaces qui pèsent aujourd’hui sur quatre des emplois de la Maison d’Accueil Temporaire (MAT) de Bergerac ne peuvent laisser indifférent quand on sait l’importance de cette structure pour toutes les personnes fragilisées : personnes ayant perdu le contact avec leurs tutelles, femmes victimes de violences, jeunes en errance, personnes sortant d’un établissement pénitentiaire.

Nous assistons au désengagement de la Ville de Bergerac qui n’ a plus la volonté d’assumer cet enjeu, alors qu’une montée en puissance progressive avait permis de passer du stade de l’urgence à celui de la stabilisation.

Du côté de l’Etat, la vraie question reste celle du déséquilibre criant dans l’implantation des CHRS dans le département : 5 ou 6 pour Périgueux, un seul à Bergerac –la cité Béthanie- que j’ai obtenu en 2006, conjointement avec le Secours Catholique, de la ministre Catherine Vautrin. L’Etat prétend compenser ce déséquilibre par des actions spécifiques sur le logement, mais il oublie que l’essentiel en ce domaine passe par l’accompagnement et par la reconstitution du lien social.

A l’heure où la précarité s’aggrave, il est urgent que des réponses raisonnables soient apportées et que certains élus ne cèdent pas à l’idée commode selon laquelle créer des structures d’accueil encouragerait la venue de personnes en difficulté.

Daniel Garrigue, Député non inscrit de la Dordogne, Conseiller général de Bergerac 1.

Posté par Daniel GARRIGUE à 2:56 PM
Edité: mardi 27 septembre 2011 3:09 PM
Categories: Actualités, Agriculture, Bergerac et bergeracois, Economie Travail et Emploi, France, Le saviez-vous ?

lundi 26 septembre 2011

Où est la République ?

Les commentaires faits sur ma présence à l’inauguration de la journée nationale de la Blonde d’Aquitaine, samedi dernier, à Bergerac, appellent de ma part les observations suivantes :

1) Cette manifestation –à laquelle j’avais initialement donné mon accord, en tant que maire, dès 2007- est l’exemple type d’une grande manifestation agricole et rurale, que l’on associe souvent à l’image de la IIIème République.

Toutes les autorités publiques, tous les élus y sont normalement présents.

Je ne vois pas pourquoi la présence de M. Hollande empêcherait les uns ou les autres d’y participer – à moins qu’il n’aient glissé dans une conception partisane de la République.

2) Je connais M. Hollande depuis plusieurs années, puisque nous somme tous les deux membres de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale. Nous nous sommes salués au cours de la visite.

J’ai fait, comme tous ceux qui étaient présents, le tour des animaux exposés et des différents stands. Je suis même passé saluer les partenaires, ce que n’a semble t’il pas fait le cortège officiel.

Je suis constamment resté en retrait, pour ne pas dire à l’écart, du groupe de « hollandistes » anciens ou récents qui se pressait autour de lui.

J’ai pris la parole, ce qui était normal en tant que député.

Avant de partir, François Hollande est venu me saluer et m’a remercié d’avoir été présent, parce que précisément ma présence affirmait le caractère républicain de cette manifestation.

3) Supputer mes positions aux présidentielles en fonction de ma présence à un comice agricole montre à quel niveau on a pu abaisser la vie publique dans notre pays. Le fondement de la vie publique ne devrait pourtant pas être le « people » mais le partage des valeurs républicaines.

4) J’écris un ouvrage sur les gaullistes de gauche et les gaullistes sociaux parce que j’ai toujours appartenu à ce courant et que, précisément, je ne le retrouve plus, en rien, dans la politique de M. Sarkozy et de ses amis.

5) Je ferai connaître le moment venu ma position sur les présidentielles, mais je me déciderai en fonction des enjeux et des défis particulièrement graves auquel est confronté notre pays, et non pas en fonction d’appartenances prétendues à la droite ou à la gauche. Ce qui compte vraiment en politique, c’est de voir où vont les pieds des gens.

Daniel GARRIGUE, Député non inscrit de la Dordogne.

mercredi 21 septembre 2011

Ne lâchons pas les Palestiniens

A écouter les responsables de nombreux États, dont malheureusement la France, l'initiative du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud ABBAS, tendant à obtenir la reconnaissance de l'Etat palestinien à l'ONU, ne servirait en rien la cause palestinienne.

Rien n'est plus faux.

Alors que les opérations de colonisation, conduites par Israël, ont repris avec force sur les territoires palestiniens, la reconnaissance de l'Etat palestinien, et donc de ses frontières, ferait ressortir de façon plus évidente que jamais la profonde violation du droit que constituent ces implantations au regard des résolutions des Nations-Unies et du droit international.

Alors que depuis des années, l'on berce les Palestiniens dans l'illusion, entretenue par le Quartet, d'une reprise des négociations avec Israël, cette reconnaissance placerait l'Autorité palestinienne dans une position plus forte et accentuerait l'obligation pour Israël de négocier.

Alors que les formations politiques palestiniennes, le Fatah et le Hamas, ont fait l'effort d'ouvrir le dialogue et de trouver un accord, cette décision conforterait l'unité des Palestiniens.

Les arguments tirés de la nécessaire unité des Européens – qu'ils commencent par la montrer sur la crise de l'euro ! - ou d'un risque d'escalade – que ce nouveau déni de reconnaissance risquerait précisément de précipiter – contredisent les prises de position affirmées il y a un an et dissimulent mal des considérations bassement électoralistes, à Paris comme à Washington.

Il fut un temps où la France avait une autre attitude et une autre vision des enjeux internationaux.

Il est encore temps de relever la tête. Ne lâchons pas les Palestiniens.

Daniel GARRIGUE , Député non-inscrit (gaulliste) de la Dordogne

Vice-Président du Groupe d'études France – Palestine à l'Assemblée Nationale

mercredi 14 septembre 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE

Paris, le 14 septembre 2011,

Daniel GARRIGUE, député non-inscrit de la Dordogne, se réjouit de la décision de la Cour d'appel de Paris confirmant la relaxe de Dominique de Villepin dans une affaire qui, depuis l'origine, apparaissait comme un procès politique.

Il souhaite que cette décision permette à l'ancien Premier Ministre de retrouver toute sa liberté de parole et d'expression.

Daniel GARRIGUE

jeudi 28 juillet 2011

EXPLICATION DE VOTE : PROLONGATION DE L’INTERVENTION DES FORCES ARMEES EN LYBIE

J’ai voté pour la prolongation de l’intervention des forces armées françaises en Lybie.

Je ne suis certes pas enthousiasmé par les conditions dans lesquelles se déroule cette intervention. Celles-ci font, en particulier, ressortir toutes les ambiguïtés liées au retour de la France dans l’OTAN et au fonctionnement de cette organisation.

Toutefois, dans le contexte de printemps arabe, et au regard du soutien qu’il me paraît indispensable d’apporter, non seulement aux opposants lybiens, mais aussi aux opposants des autres pays arabes –je pense aux Syriens- ce vote me paraissait s’imposer.

Daniel GARRIGUE, Député non inscrit.

lundi 18 juillet 2011

INTERDICTION DU FOIE GRAS : DANIEL GARRIGUE INTERROGE LE MINISTRE DE L’AGRICULTURE

Daniel GARRIGUE, député de la Dordogne, demande à M. Bruno Lemaire, ministre de l’Agriculture, quelles initiatives il envisage de prendre à la suite du refus par l’ANUGA de Cologne, en Allemagne, l’une des principales manifestations mondiales du secteur de l’agro-alimentaire, d’interdire l’exposition de foie gras –l’argument invoqué étant la « sécurité », certains groupes « anti-foie gras » ayant menacé de manifester leur opposition.

Il lui demande en particulier si une telle décision, qui pénalise particulièrement les producteurs français, est compatible avec le principe de libre circulation des marchandises, fondement du marché intérieur européen, et avec l’interdiction des restrictions à l’importation et à l’exportation entre Etats-membres, édictée par les articles 28 et 29 du Traité instituant la Communauté européenne.

Il lui demande également si ce type de mesure discriminatoire ne devrait pas conduire par exemple, à l’avenir, à interdire l’accès des marques automobiles allemandes à tout salon ou exposition de véhicules dans notre pays, compte tenu des risques que la puissance de ces véhicules comportent pour la sécurité routière.

vendredi 15 juillet 2011

mercredi 13 juillet 2011

ESCAT, SNPE : Daniel GARRIGUE au ministère de la Défense

Daniel GARRIGUE a rencontré, ce matin, MM Jean-Luc MOULET et Charles MOREAU, conseillers techniques au cabinet de M. Gérard LONGUET, Ministre de la Défense, sur les problèmes de redynamisation des sites ESCAT et SNPE à Bergerac.

L'entretien a notamment porté sur les conditions de mise en oeuvre d'un projet de développement touristique sur le site de l'ESCAT et sur l'intérêt d'élargir aux entreprises locales – et pas seulement aux entreprises extérieures à notre région – l'effort de redynamisation et de soutien à la création d'emploi.

Dans le prolongement de cet entretien, Daniel GARRIGUE, rencontrera le 22 juillet à Bordeaux, le délégué régional de la Caisse des Dépôts, M. Xavier ROLAND-BILLECART.

jeudi 30 juin 2011

Fin de saison au club Stella, conférence de Presse, Présentation de l’équipe d’opposition.

Visionnez le Diaporama de cette rencontre : ici     

FINANCES COMMUNALES : LES CHIFFRES VALENT MIEUX QUE LES DISCOURS

M. Rousseau qui n’apprécie pas de se faire épingler par le rapport de la Chambre régionale des comptes pour sa gestion calamiteuse des années 2008-2009, a le culot de prétendre que tout est de la faute de la précédente municipalité.

Trois séries de chiffres suffisent pourtant à rétablir la réalité :

L’endettement :

. fin 2007, nous étions à environ 32 millions d’€ de dette (après avoir progressivement réduit l’endettement de la ville qui était en 1995, de 37 millions en euros constants, lorsque nous sommes arrivés à la mairie).

. Fin 2010, après seulement 3 ans de gestion Rousseau, l’endettement approche les 36 millions d’€.

Les impôts :

Nous avions gelé la fiscalité pour ne pas pénaliser les Bergeracois les plus modestes qui subissent durement toute augmentation de la taxe d’habitation ou de foncier bâti.

La nouvelle municipalité a augmenté les impôts de près de 10 % en 2009.

L’autofinancement net :

En 2007, l’autofinancement net était de – 900.000 €, car pour réduire l’endettement, nous supportions une annuité de remboursement de 3,5 millions d’€.

En 2008, la gestion désastreuse de la première année Rousseau, a fait plonger l’autofinancement net à – 2,5 millions d’euros. Contrairement à ce que prétend M. Rousseau, le budget 2008 n’était pas voté lorsqu’il est arrivé à la mairie. C’est lui et ses amis qui l’ont complètement bouleversé après avoir limogé le directeur général des services et la directrice des affaires financières.

En 2010, après l’augmentation des impôts de 2009, après les multiples cessions d’actifs de la Ville et après une renégociation irresponsable de la dette qui renvoie les remboursements à après 2014, l’autofinancement net est de - 0,2 millions d’euros.

Si nous avions appliqué en 2007, la même annuité de remboursement artificielle qu’en 2010, soit – 2,5 millions d’€, nous aurions eu en 2007, un autofinancement net de + 0,1 million d’€. Avec une augmentation d’impôts de 10 %, nous aurions eu un autofinancement net de 1,6 millions d’€.

C’est dire que malgré toutes les facilités immédiates de gestion qu’elle s’est donné au détriment de l’avenir et au détriment des Bergeracois, la municipalité Rousseau n’a même pas été capable de revenir à l’équilibre.

Daniel Garrigue, Adib Benfeddoul, Liliane Brandely, Elisabeth Capponi, Marie-Claude Courbin, Christophe Geneste, Marc Léturgie, Christophe Rousseau.