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mardi 13 mars 2012

Daniel GARRIGUE, interroge le ministre de la Défense sur les projets d’investissement à la SNPE

Daniel GARRIGUE, député de la Dordogne, attire l’attention de M. le Ministre de la Défense sur les projets de développement de l’activité d’additifs pour carburants du groupe SNPE. Il lui fait en effet observer qu’à travers sa filiale Eurenco, ce groupe a mis au point, puis fabriqué et commercialisé un additif pour carburants, le NEH.

Le succès de cette production, qui est largement exportée, a été tel que la capacité de production du site de Sorgues, dans le Vaucluse, a été portée en 2003 de 30.000 à 70.000 tonnes/an. Aujourd’hui, les perspectives de marché se développant encore, Eurenco ne parvient plus à répondre à la demande et envisage de nouveaux investissements. Mais, selon certaines informations, ces investissements ne seraient prévus ni sur le site de Sorgues, qui ne pourrait, semble-t-il, les accueillir, ni sur l’autre site d’Eurenco, à Bergerac, où pourtant les capacités d’accueil existent largement et où l’activité existante de traitement des acides est complémentaire de la production du NEH. Au contraire, la direction de la SNPE serait favorable à une implantation aux Etats-Unis ou en Asie.

Daniel Garrigue, s’étonne, au moment où tout le monde souligne, y compris dans les discours les plus officiels, l’enjeu du produire en France, qu’une entreprise publique puisse envisager une telle solution. Il lui demande, en conséquence, de tout mettre en œuvre pour que les décisions à venir évitent dorénavant le départ à l’étranger de nos activités industrielles et de nos emplois ainsi que la dégradation de notre balance commerciale.

SMALL BUSINESS ACT : QU’AVEZ-VOUS FAIT M. SARKOZY ?

Lors de son discours du 11 mars 2012, à Villepinte, M. Sarkozy a annoncé que la France « exigera désormais que les PME européennes aient une part de marchés publics qui leur soit réservée » et qu’elle « appliquera unilatéralement sa propre charte », si les choses n’avancent pas d’ici un an.

Sur ce sujet, comme sur beaucoup d’autres, il est étonnant qu’il ait fallu cinq ans à M. Sarkozy pour enfin se manifester.

Cette carence est d’autant plus incroyable que, dès 2006, le gouvernement de Dominique de Villepin avait saisi l’Union européenne d’un memorandum demandant qu’à l’occasion de la renégociation de l’Accord international sur les marchés publics (AMP), l’Europe puisse disposer en faveur des PME d’une marge de manœuvre comparable à celle dont disposent notamment, les Etats-Unis. J’avais eu, au demeurant, l’occasion d’accompagner à Bruxelles, la ministre déléguée au Commerce extérieur, Mme Christine Lagarde, lorsqu’elle avait remis ce memorandum à M. Peter Mandelson, Commissaire européen pour le commerce et la compétitivité internationale.

Dans le prolongement, j’avais présenté en octobre 2006 au nom de la Délégation pour l’Union européenne de l’Assemblée Nationale, une proposition de résolution demandant une dérogation à l’Organisation mondiale du Commerce pour permettre la mise en place d’un Small Business Act européen et soutenant le Gouvernement français dans sa démarche. Cette proposition fut elle-même approuvée par la Commission des Affaires économiques le 15 novembre 2006.

Pourquoi M. Sarkozy a-t-il laissé ce dossier dormir pendant cinq ans ? Pourquoi, après un si long silence choisit-il aujourd’hui de développer un discours comminatoire à l’égard de l’Union européenne et de ses partenaires ? L’arrogance du verbe lui tient-elle lieu de bilan ?

mercredi 29 février 2012

Débat préalable au Conseil européen : Où en est la réforme du système financier international ?

M. le président. La parole est à M. Daniel Garrigue.

M. Daniel Garrigue. Ce débat ressemble aux précédents. Si un consensus large s’affirme sur la nécessité de mettre en œuvre des instruments de solidarité, comme le mécanisme européen de solidarité, à condition qu’il soit à la mesure des besoins, je regrette, monsieur le ministre, que vous n’ayez de cet enjeu qu’une approche purement politicienne (Protestations sur les bancs du groupe UMP), comme s’il s’agissait d’un plébiscite sur le nom de M. Sarkozy, alors que celui-ci n’est en l’occurrence qu’un acteur parmi d’autres. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.) Vous n’apportez malheureusement pas de réponse crédible à la question, de plus en plus cruciale, de l’activité et de la croissance, alors que les outils sont potentiellement disponibles.

Mais, au-delà des nécessités du moment, il y a la question fondamentale de la régulation et de la réforme du système financier international. Par-delà les proclamations initiales du G20, les avancées sont aujourd’hui dramatiquement insuffisantes.

M. Jean-Marc Roubaud. C’est faux !

M. Daniel Garrigue. Même à l’échelle de l’Union européenne, elles sont très loin des engagements annoncés. Où en est la mise en place de la directive sur les fonds alternatifs ? Où en est la directive MIFID sur les marchés financiers et la réforme de la directive épargne ? Au-delà des conventions et de l’examen par les pairs mis en œuvre par l’OCDE, qu’en est-il de la remise en cause des paradis fiscaux ? Où en est l’harmonisation des règles applicables aux établissements bancaires et financiers européens ou américains ?

M. Pierre-Alain Muet. Nulle part !

M. Daniel Garrigue. J’aimerais que ces questions soient aussi à l’ordre du jour des sommets à venir. Sinon, nous nous épuiserons dans des opérations de sauvetage sans jamais lutter efficacement contre les causes ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

M. Jean-Marc Roubaud. C’est faux !

M. le président. La parole est à M. le ministre.

M. Jean Leonetti, ministre. Monsieur Garrigue, je citerai un ancien Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin : « Méfie-toi toujours de tes propos lorsque tu n’es applaudi que par l’opposition. Cela veut dire que, probablement, tu ne sièges pas à l’endroit qu’il faut, ou que tu es en train de trahir le groupe dans lequel tu te trouves. » (Exclamations sur les bancs des groupes SRC et GDR.)

M. Roland Muzeau. Sectaire !

M. Marc Dolez. Les parlementaires sont libres dans cet hémicycle ! Ils n’ont pas de mandat impératif !

M. Jean Leonetti, ministre. Par ailleurs, il me paraît nécessaire de rappeler que, pour lutter contre les marchés financiers, on est obligé d’intervenir au niveau international. Je vais vous mettre en difficulté en vous rappelant que le G8 est une initiative française et que le G20 est présidé par la France, et cela ne me gêne pas de vous rappeler également que cette initiative, elle aussi française, a été portée par le Président de la République, et qu’il s’appelle Nicolas Sarkozy.

Un certain nombre de directives sont en train d’être mises en place, par exemple celle sur la garantie des dépôts et celle sur les produits dérivés. J’ajoute qu’aucune banque française n’a aujourd’hui des avoirs dans les paradis fiscaux. (Exclamations sur les bancs du groupe GDR.)

M. Jean-Pierre Brard. Ce n’est pas vrai !

M. Jean Leonetti, ministre. On peut toujours me dire que ce n’est pas suffisant, qu’il faut continuer à faire plus, mais qui avait agi avant ? Quel gouvernement avait mené la lutte contre les paradis fiscaux ? Quel gouvernement avait limité la rétribution des traders ? Quel Gouvernement avait mis clairement à l’ordre du jour la taxe sur les transactions financières ?

M. Jean-Marc Roubaud. Aucun !

M. Jean Leonetti, ministre. Par conséquent, monsieur Garrigue, les choses sont très claires : le Gouvernement a agi à la fois au niveau national, au niveau européen mais aussi international, au travers du G20 et du G8. Vos propositions sont légitimes, mais vous omettez de préciser qu’elles sont en cours de réalisation, et veuillez m’excuser de rappeler que c’est à l’initiative de Nicolas Sarkozy. (Applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.)

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(Monsieur Leonetti feint d'ignorer que j'ai quitté l'UMP en 2008 et que les députés non-inscrits n'ont pas le choix de leur place dans l'hémicycle puisqu'ils n'ont accès qu'aux places laissées par les groupes parlementaires. Son discours est empreint de la même auto-satisfaction que d'habitude. Monsieur Leonetti cultive la vanité).

Projet de loi de finances rectificative pour 2012 : l'heure des bilans

(Lecture définitive)

M. le président. La parole est à M. Daniel Garrigue.

M. Jean Mallot. On l’applaudit !

M. Daniel Garrigue. Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, puisque nous sommes à l’heure des prix et des hommages, je voudrais pour ma part, malgré nos divergences politiques, saluer chez Gilles Carrez une indépendance d’esprit et un courage politique qui sont caractéristiques du gaullisme.

M. Gilles Carrez, rapporteur général. Merci !

M. Jean Mallot. Une certaine capacité également à avaler des couleuvres !

M. Daniel Garrigue. Je voudrais également rendre hommage à l’ouverture d’esprit et au souci d’équilibre qui auront marqué la présidence de Jérôme Cahuzac.

Mais nous sommes à l’heure des bilans, et mon bilan de l’action du Gouvernement depuis 2007 tiendra en trois points.

En premier lieu, vous avez détruit durablement et sans doute définitivement l’idée selon laquelle la droite gérait mieux les finances publiques que les autres forces politiques.

M. Jean Mallot. C’est clair !

M. Daniel Garrigue. Vous avez, ce faisant, réussi à affaiblir gravement notre crédibilité vis-à-vis de nos partenaires. Il y a encore quelques années, la relation franco-allemande était équilibrée. En laissant filer les déficits dès 2007, vous avez ruiné cette confiance, qui aurait pourtant été si utile face à la crise.

Enfin, vous laissez, avec près de 100 milliards de déficit annuel et 1 800 milliards de dette publique, nos finances publiques dans la situation la plus grave que nous ayons connue depuis 1958. À ceci près qu’en 1958, nous avions le retour du général de Gaulle, la possibilité d’émettre un emprunt massif et la capacité, beaucoup moins évidente dans le contexte actuel, car on ne peut recommencer deux fois la même opération, à faire revenir les capitaux dans un climat de confiance. Enfin et surtout, l’environnement international était infiniment plus porteur qu’aujourd’hui.

Autant dire que nous entrons dans une période qui, au lendemain des élections, va se révéler extraordinairement difficile. Face à cette situation, nous aurons besoin de trois choses, et pour commencer d’abord, d’efforts. Je regrette que, dans cette campagne électorale, le débat saute chaque jour du coq à l’âne et ne permette pas de répondre à la véritable inquiétude des Français devant la gravité de la situation. Celle-ci exige un effort sans précédent, en matière de dépense comme en matière de recettes, et il faudrait que l’on ait le courage de le dire à nos compatriotes.

Mais cet effort ne peut être possible sans une volonté profonde de justice. Volonté profonde de justice fiscale, ce que vous avez ignoré tout au long de ces cinq années, volonté profonde de justice sociale, volonté profonde d’association et de contractualisation : cela aussi, nous ne l’avons guère connu tout au long de cette période.

Il faut enfin de l’ambition, une ambition que ne peut passer que par l’Europe, et je regrette encore une fois que vous ne vous soyez pas donné les moyens d’affirmer des ambitions plus fortes en matière de construction européenne. Il y eut beaucoup de proclamations dans le cadre du G20, mais malheureusement bien peu de réalisations effectives : nous attendons encore l’essentiel des directives et des règlements.

Ce que nous souhaiterions surtout, c’est que l’effort de réduction des déficits et de la dette dans chacun des États aille de pair avec une véritable initiative de croissance à l’échelle de l’Union européenne. Ce sont ces enjeux qui seront demain au cœur de l’élection présidentielle, et je suis persuadé que les Français feront les choix indispensables. (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

vendredi 24 février 2012

Le courrier du 17 Février 2012 de Daniel Garrigue à Alain Rousset, Président de la Région Aquitaine, au sujet de la liaison Bergerac-Bordeaux.

 

Pour télécharger et lire l'intégralité du courrier : cliquez ICI

lundi 20 février 2012

jeudi 16 février 2012

Daniel Garrigue plaide pour le rôle des parlements nationaux et pour une initiative de croissance au sein de l'Union européenne.

mardi 14 février 2012

L'UMP et la TVA sociale : Courage, fuyons !

Alors que M. SARKOZY a voulu faire de la TVA sociale l'un des éléments de dramatisation de son annonce de candidature, l'examen du texte, lundi 13 février, en commission des finances, a permis de mesurer le degré de motivation des députés UMP.

Alors que l'opposition – socialistes, GDR, non-inscrits – s'était fortement mobilisée, les groupes de la majorité n'étaient que faiblement présents – UMP – ou quasiment absents – Nouveau Centre.

L'heure d'examen de ces amendements – lundi à 16 heures – avait pourtant été fixée d'un commun accord par toutes les parties, compte tenu du dépôt tardif du projet de loi de finances rectificative.

Toutes les méthodes traditionnelles de l'obstruction – prolongation abusive du temps de parole, demandes de suspension de séance à répétition – ont été utilisées par le groupe majoritaire. L'examen en séance publique qui devait commencer à 17h a été reportée d'une heure et demie. Tout cela en pure perte puisque le vote a tout de même eu lieu et que la Commission a donné un avis favorable à l'amendement de suppression de la TVA sociale.

On voit ainsi l'enthousiasme suscité par un texte improvisé, dépourvu de tout esprit de justice, et aux incidences plus qu'incertaines sur l'activité économique et sur l'emploi.

Daniel GARRIGUE

lundi 13 février 2012

13 février Collectif budgétaire : Daniel GARRIGUE intervient sur la TVA sociale

Daniel GARRIGUE interpelle le ministre de l'Education Nationale sur les fermetures de postes dans l'enseignement du 1er degré en Dordogne.

(Question écrite)

Daniel Garrigue, député de la Dordogne, fait part à M. le ministre de l’Education Nationale de sa très grande inquiétude devant le nombre de suppressions de postes d'enseignants du premier degré – 42 postes – envisagé dans le département de la Dordogne pour la rentrée 2012. Il observe tout d'abord que ces suppressions seraient liées pour partie à un réequilibrage du nombre de postes d'enseignants entre certains départements de la région Aquitaine – Dordogne et Pyrénées-Atlantiques – et le département de la Gironde. Or, les facteurs démographiques particuliers à ce département ne justifient pas des prévisions systématiquement pessimistes dans les départements voisins et justifieraient plutôt des mesures spécifiques comme ce fut le cas il y a quelques années. D'autre part, une grande part de ces suppressions (25 postes) va s'appliquer aux réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté RASED, l'un des arguments fréquemment mis en avant étant le développement de l'aide personnalisée, alors que le ministre a lui-même reconnu que cette aide ne pouvait constituer une alternative.

D'autre part, la suppression de 17 autres postes, dans les écoles elles mêmes, risque de pénaliser fortement un territoire dont la population est très dispersée, et dans plusieurs cas – notamment, à l'école Edmond Rostand à Bergerac – de remettre complètement en cause le travail accompli depuis de nombreuses années dans des quartiers difficiles.

Il lui demande en conséquence, quelles mesures il compte prendre pour que les réponses apportées au département de la Gironde ne compromettent pas le rôle essentiel de l'école dans les départements voisins, et particulièrement en Dordogne.

jeudi 09 février 2012

Daniel GARRIGUE demande une réévaluation rapide de notre engagement en Afghanistan

Posté par Daniel GARRIGUE à 12:50 PM
Edité: jeudi 09 février 2012 1:04 PM
Categories: Activités et travaux parlementaires, Actualités, Europe et international, France

mercredi 01 février 2012

COMMUNIQUE DE PRESSE : François BAYROU dans la droite ligne des idées gaullistes d'association et de participation

Beaucoup de commentateurs ont déjà souligné, ces derniers mois, ce qu'il y avait de gaullien dans la démarche de François BAYROU : sa liberté, son intégrité, sa détermination face aux déficits et à la dette qui nous enlèvent peu à peu toute marge d'action et d'indépendance, sa volonté de rassemblement, d'unité nationale, de positionnement central.

Dans sa conférence de presse du 1er février – Contre le surendettement, tout pour l'emploi - , il a affirmé plus fortement encore cette similitude de démarche et d'engagement. Plusieurs thèmes en témoignent :

Le lien étroit qu'il veut affirmer entre l'effort et la justice – notamment, en matière de fiscalité.

Le dialogue entre partenaires sociaux, qu'il a l'ambition de refonder, retrouvant ainsi l'un des thèmes forts de la Nouvelle Société de Jacques CHABAN-DELMAS. La place donnée aux négociations par branche est une illustration de cette ambition.

La démarche de co-gestion qu'il veut introduire dans l'entreprise, par l'élection directe de représentants salariés participant à la décision dans les conseils d'administration des entreprises de plus de 500 salariés – idée proche de celles que défendirent, en leur temps, René CAPITANT, Louis VALLON, Edmond MICHELET et Maurice SCHUMANN.

A l'heure où l'on parle tant du modèle allemand, comment ne pas voir que c'est la culture de co-gestion qui a donné aux partenaires sociaux de ce pays la capacité de discuter en partageant les mêmes données et en cherchant à assumer les mêmes enjeux.

La concertation et la mobilisation de tous les acteurs dans le cadre d'un Commissariat général aux Stratégies, s'inscrivant dans la ligne des commissions de modernisation de l'ancien Commissariat au Plan.

Enfin, une mobilisation européenne forte, particulièrement sur les enjeux de l'industrie, de la recherche et des échanges extérieurs, s'appuyant sur des emprunts lancés par l'Union européenne auprès de tous les Européens pour financer les investissements de long terme propres à relancer une croissance durable.

C'est un discours de mobilisation et d'espoir. C'est celui qu'attendent aujourd'hui les Français.

Daniel GARRIGUE

mardi 24 janvier 2012

Pierre Lefranc

Pierre Lefranc est mort le 7 janvier dernier à Paris, à la veille de son 90ème anniversaire. Manifestant dès le 11 novembre 1940 sur les Champs Elysées, il fut l'un des membres fondateurs du réseau de résistance Liberté. Après la guerre il fit partie des instances dirigeantes du RPF et resta fidèle au Général de Gaulle pendant la « traversée du désert ». Il fut directeur de cabinet en 1958 à Matignon, puis conseiller technique à la Présidence de la République jusqu’en 1963, date à laquelle il devint préfet de l’Indre. En mai 1968, il contribua à organiser la grande manifestation du 30 mai. En 1971, il créa avec André Malraux l’Institut Charles de Gaulle. Homme désintéressé, toujours attentif aux positions de ce que l'on appelait les gaullistes de gauche ou les gaullistes sociaux, il ne se déterminait qu’à l’aune des intérêts de la France. Pour lui le Gaullisme, c'était aussi la capacité de dire non, de refuser les compromissions de toutes sortes, un courage politique et une exigence morale.

Maurice Chaudillon

Daniel Garrigue

jeudi 19 janvier 2012

Daniel Garrigue interroge le Ministre de l’Agriculture

Question écrite du Député Daniel GARRIGUE à M. Bruno LEMAIRE, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire

Daniel Garrigue, député de la Dordogne, attire l’attention de M. le ministre de l’Agriculture sur la menace de modification, lors du comité de gestion des vins du 24 janvier prochain, de l’annexe XI du règlement 1234/2007 du Conseil de l’Union européenne portant sur le titre alcoométrique total maximum applicable aux vins « liquoreux ». En effet, cette modification aurait pour conséquence d’interdire, à partir de la récolte 2012, la production de vins AOP ayant un titre alcoométrique total supérieur à 15° s’ils sont enrichis.

Daniel Garrigue fait observer au ministre qu’à ce jour la dérogation prévue au paragraphe 7b de l’annexe XV bis du même règlement ne pose pas de limite à la capacité des Etats membres à fixer un titre alcoométrique volumique total (TAVT) pour leurs vins AOP enrichis suivant les différentes zones. C’est au demeurant cette interprétation qui a prévalu au niveau communautaire après la création du VQPRD il y a quarante ans.

Cette dérogation est d’autant plus nécessaire que les vins liquoreux sont issus de raisins récoltés tardivement et par triées successives, soumis, particulièrement sur la façade atlantique, à des aléas climatiques extrêmement importants. Les pratiques d’enrichissement qui réduisent, de ce fait, la prise de risques pour les viticulteurs sont elles-mêmes étroitement encadrées. Remettre en cause cette possibilité risquerait de profondément déstabiliser des vignobles qui par un travail de qualité particulièrement exigeant ont su affirmer leur image et maintenir leurs marchés.

Daniel Garrigue demande en conséquence à Monsieur le Ministre de l’Agriculture quelles initiatives il compte prendre pour faire prévaloir l’interprétation qui s’est imposée jusqu’à ce jour au sein de l’Union Européenne.

samedi 14 janvier 2012

TRIPLE A : LA SANCTION

La décision de l’agence de notation Standard and Poors déclassant la France en AA+ était malheureusement prévisible.

Elle sanctionne l’irresponsabilité d’une politique qui depuis 2007 a accumulé des déficits liés davantage à des choix de politique fiscale et budgétaire qu’à la crise. La dette publique de notre pays se sera accrue de plus de 500 milliards d’€ en 5 ans. Rappelons qu’en 2006 le déficit avait été ramené à 35,7 milliards d’€, ce qui correspondait à l’annuité de remboursement de la dette. Cela ne suffisait pas à la réduire, mais elle était au moins stabilisée. Il aurait fallu aller plus loin, mais c’est l’inverse qui a été fait à partir de 2007.

Cette décision risque, dans les prochains mois, d’aggraver encore notre situation, en raison de l’effet des hausses de taux d’intérêt sur une charge de la dette qui s’élève elle-même à près de 50 milliards d’€.

Il est urgent de changer de politique. Les efforts nécessaires - qui doivent passer à la fois par des prélèvements et par des économies– exigent pour contreparties la justice, particulièrement fiscale, et la transparence.

La solidarité entre Européens devient chaque jour plus indispensable, entre des Etats qui sont confrontés à l’exigence de maîtrise de leurs finances et une Union européenne qui est la seule en mesure, parce quelle n’a pas de dette, d’engager par des programmes d’infrastructures et d’innovation, un soutien à l’activité et à la croissance.

Au-delà, il est indispensable de bâtir les régulations et les disciplines communes, que le G20 n’a fait qu’esquisser jusqu’à ce jour, et qui nous permettraient de réagir avant de devenir la proie des spéculateurs.

Nous serons d’autant plus crédibles pour peser dans ce sens que nous saurons engager en France les réformes nécessaires –ce qui n’a pas été fait depuis cinq ans.

Daniel Garrigue,

Rapporteur spécial de la Commission des Finances sur les engagements financiers de l’Etat, de 2002 à 2007.

vendredi 13 janvier 2012

Lettres de l'ALBA : l'enjeu du Bac Pro Chaudronnerie.

  • 5 janvier 2012 : Lettre du Recteur de l'Académie de Bordeaux au Député Daniel Garrigue (cliquez ici).
  • 11 janvier 2012 : Lettre du Député au Recteur de l'Académie de Bordeaux (cliquez ici).

mardi 10 janvier 2012

LE PLANNING DES PERMANENCES PARLEMENTAIRES DE DANIEL GARRIGUE POUR LE 1er SEMESTRE 2012

Vous pouvez consulter et télécharger le planning en cliquant ICI

jeudi 22 décembre 2011

GENOCIDE ARMENIEN : UNE INITIATIVE SANS GRANDEUR

On ne peut pas contester la réalité et l’ampleur du génocide arménien des années 1915 et 1916. On ne peut pas ignorer non plus la volonté des Arméniens, ceux qui sont restés sur leur sol et ceux qui se sont dispersés à travers le monde, de voir reconnaître une tragédie et un crime qui restent, pour eux, la source d’une profonde douleur.

Mais c’est aux historiens qu’il revient de rappeler les faits et de marquer les responsabilités. Et c’est à la Turquie qu’il appartiendra un jour – que l’on souhaite proche – de reconnaître ces massacres, comme Jacques Chirac a reconnu la responsabilité de la France dans le sort des juifs pendant l’Occupation.

Mais prétendre imposer, avec sanctions à l’appui, une nouvelle loi "mémorielle" à quelques mois des élections présidentielles est, à tous égards, déplacé.

Déplacé parce que c’est instrumentaliser un évènement tragique et inacceptable de l’Histoire à des fins purement électoralistes. Déplacé parce que loin de persuader la Turquie d’évoluer sur ce problème douloureux, cette initiative suscite inévitablement un sentiment de révolte dans une nation qui affirme aujourd’hui une voie originale de conciliation de l’Islam et de la démocratie et qui s’engage dans une politique étrangère indépendante qui fut, pendant longtemps, notre propre ambition.

Il est triste enfin de voir que deux grandes formations politiques, l’UMP et le PS, s’associent à la démarche pilotée par M. Sarkozy, montrant un manque de hauteur gravement préjudiciable aux intérêts de la France et aux valeurs de la République.

Daniel GARRIGUE, Député non inscrit de la Dordogne.

Membre du groupe parlementaire d’amitié France-Turquie

jeudi 08 décembre 2011

mardi 6 décembre Conseil européen : Daniel GARRIGUE interroge Alain JUPPÉ

Réponse d'Alain JUPPÉ, ministre d’État. J’ai bien écouté aussi M. Garrigue et sa profonde insatisfaction. J’ai eu une petite surprise lorsque je l’ai entendu citer François Bayrou. Je me suis dit que de nouveaux axes politiques étaient en train de se constituer. (Sourires.) J’ai été surpris aussi lorsque je l’ai entendu faire l’éloge de la méthode communautaire plutôt que la méthode intergouvernementale. Il y a ainsi des évolutions qui sont intéressantes à noter. Je voudrais simplement lui rappeler que, dans le cadre du semestre européen, les parlements nationaux sont bien impliqués et que l’accord d’hier ne remet pas en cause la procédure du semestre européen.

mercredi 30 novembre 2011