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samedi 17 décembre 2011

UNE CONDAMNATION MALHEUREUSEMENT NECESSAIRE

Ceux qui ont soutenu Jacques Chirac dans la plupart de ses grandes batailles –notamment en 1994-1995, lorsqu’il n’y avait plus qu’une trentaine de parlementaires pour l’appuyer dans la campagne des présidentielles- ne peuvent qu’éprouver une profonde tristesse devant sa condamnation.

Mais cette condamnation était nécessaire. Depuis la fin des années 80, des lois successives ont encadré l’exercice et le financement de la vie publique et traduit l’aspiration profonde des citoyens à la moralisation de la vie publique. L’idée que nous nous faisons de la démocratie et de la République exige que les actes contraires à ces principes soient sanctionnés, même tardivement.

Cette condamnation fait, d’autre part, ressortir trois faits importants : l’indépendance des juges que l’on doit saluer ; à l’inverse, la dépendance du parquet dont l’image sort, une fois de plus, affaiblie de ce procès –ce qui fait ressortir l’urgence d’une réforme rompant sa soumission à l’exécutif ; la nécessaire remise en question de l’irresponsabilité pénale du Président de la République –dont certains grands juristes des débuts de la Vème République dénonçaient, dès cette époque, le caractère anachronique.

Daniel GARRIGUE,

Député non inscrit de la Dordogne.

Posté par Daniel GARRIGUE à 6:54 PM
Categories: Actualités, Europe et international, France