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jeudi 22 décembre 2011

GENOCIDE ARMENIEN : UNE INITIATIVE SANS GRANDEUR

On ne peut pas contester la réalité et l’ampleur du génocide arménien des années 1915 et 1916. On ne peut pas ignorer non plus la volonté des Arméniens, ceux qui sont restés sur leur sol et ceux qui se sont dispersés à travers le monde, de voir reconnaître une tragédie et un crime qui restent, pour eux, la source d’une profonde douleur.

Mais c’est aux historiens qu’il revient de rappeler les faits et de marquer les responsabilités. Et c’est à la Turquie qu’il appartiendra un jour – que l’on souhaite proche – de reconnaître ces massacres, comme Jacques Chirac a reconnu la responsabilité de la France dans le sort des juifs pendant l’Occupation.

Mais prétendre imposer, avec sanctions à l’appui, une nouvelle loi "mémorielle" à quelques mois des élections présidentielles est, à tous égards, déplacé.

Déplacé parce que c’est instrumentaliser un évènement tragique et inacceptable de l’Histoire à des fins purement électoralistes. Déplacé parce que loin de persuader la Turquie d’évoluer sur ce problème douloureux, cette initiative suscite inévitablement un sentiment de révolte dans une nation qui affirme aujourd’hui une voie originale de conciliation de l’Islam et de la démocratie et qui s’engage dans une politique étrangère indépendante qui fut, pendant longtemps, notre propre ambition.

Il est triste enfin de voir que deux grandes formations politiques, l’UMP et le PS, s’associent à la démarche pilotée par M. Sarkozy, montrant un manque de hauteur gravement préjudiciable aux intérêts de la France et aux valeurs de la République.

Daniel GARRIGUE, Député non inscrit de la Dordogne.

Membre du groupe parlementaire d’amitié France-Turquie

samedi 17 décembre 2011

UNE CONDAMNATION MALHEUREUSEMENT NECESSAIRE

Ceux qui ont soutenu Jacques Chirac dans la plupart de ses grandes batailles –notamment en 1994-1995, lorsqu’il n’y avait plus qu’une trentaine de parlementaires pour l’appuyer dans la campagne des présidentielles- ne peuvent qu’éprouver une profonde tristesse devant sa condamnation.

Mais cette condamnation était nécessaire. Depuis la fin des années 80, des lois successives ont encadré l’exercice et le financement de la vie publique et traduit l’aspiration profonde des citoyens à la moralisation de la vie publique. L’idée que nous nous faisons de la démocratie et de la République exige que les actes contraires à ces principes soient sanctionnés, même tardivement.

Cette condamnation fait, d’autre part, ressortir trois faits importants : l’indépendance des juges que l’on doit saluer ; à l’inverse, la dépendance du parquet dont l’image sort, une fois de plus, affaiblie de ce procès –ce qui fait ressortir l’urgence d’une réforme rompant sa soumission à l’exécutif ; la nécessaire remise en question de l’irresponsabilité pénale du Président de la République –dont certains grands juristes des débuts de la Vème République dénonçaient, dès cette époque, le caractère anachronique.

Daniel GARRIGUE,

Député non inscrit de la Dordogne.

jeudi 08 décembre 2011

mardi 6 décembre Conseil européen : Daniel GARRIGUE interroge Alain JUPPÉ

Réponse d'Alain JUPPÉ, ministre d’État. J’ai bien écouté aussi M. Garrigue et sa profonde insatisfaction. J’ai eu une petite surprise lorsque je l’ai entendu citer François Bayrou. Je me suis dit que de nouveaux axes politiques étaient en train de se constituer. (Sourires.) J’ai été surpris aussi lorsque je l’ai entendu faire l’éloge de la méthode communautaire plutôt que la méthode intergouvernementale. Il y a ainsi des évolutions qui sont intéressantes à noter. Je voudrais simplement lui rappeler que, dans le cadre du semestre européen, les parlements nationaux sont bien impliqués et que l’accord d’hier ne remet pas en cause la procédure du semestre européen.