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jeudi 18 décembre 2008

station METEO FRANCE BERGERAC : PROJET DE FERMETURE

Le texte de la lettre de Monsieur Garrigue à Monsieur jean-Louis Borloo concernant le projet de fermeture de la station METEO FRANCE de Bergerac.

TELECHARGEABLE ICI

Post& par Daniel GARRIGUE à 7:01 AM
Edité: jeudi 18 décembre 2008 7:27 AM
Categories: Actualités, Agriculture, Bergerac et bergeracois

dimanche 14 décembre 2008

DES CHIFFRES ET UNE LETTRE : PARLONS-EN !

Nous demandons un débat public contradictoire !!!

Les débats du conseil municipal du mercredi 10 décembre, tels qu’ils sont relatés dans Sud-Ouest du vendredi 12 décembre font ressortir, de la part du maire de Bergerac et de son premier adjoint, des affirmations pour le moins surprenantes auxquelles nous tenons à répondre :

1 – Pas de déficit, mais un résultat 2007 nettement positif :

L’exercice 2007 – géré par l’ancienne municipalité- se serait terminé avec un déficit de 430.000 €.

Cette affirmation témoigne d’une méconnaissance complète des règles de gestion des communes.

Seule, la section de fonctionnement doit se trouver impérativement en équilibre en fin d’année. Et pour 2007, elle dégageait un résultat positif de 2.256.379,11 €

La section d’investissement, elle, peut être par contre financée, au moins pour partie, par l’emprunt. En fin d’année, elle présentait, de fait, un solde négatif de – 2.679.007,75 €, ce qui conduit au solde global de – 422.628,64 €.

Mais ce dernier ne tient pas compte des dépenses et recettes rattachées à l’exercice 2007 et non encore réalisés, dont le solde s’est élevé lui à 1.578.675,45 €.

Une fois déduits les – 422.628,64 €, cela donne un solde global de 1.156.046,81 €.

MM. Rousseau et Brettes sont d’autant plus inconscients dans leurs propos, qu’ils ont eux-mêmes été heureux d’intégrer ce résultat positif du compte administratif 2007 dans la section de fonctionnement du budget 2008.

2 – Le prétendu dossier « mal ficelé » de l’aéroport :

Une fois encore, MM. Rousseau et Brettes additionnent et comparent des chiffres sans communiquer ni leurs sources, ni leurs documents. Contrairement à leurs affirmations, le dossier rénovation de l’aéroport ne comporte qu’un surcoût de 4,04 % -nous avons déjà, nous, fourni les chiffres à l’appui.

Certaines des dépenses invoquées –par exemple, l’assainissement- ne sont pas financées sur le budget général mais sur le budget annexe assainissement et les travaux prévus concernent à la fois l’avenue Paul Painlevé, l’aéroport, et les futures zones d’activité.

Qu’on nous apporte des documents précis et nous répondrons point par point à des allégations qui restent pour le moment fumeuses.

3 – Il n’y a jamais eu d’ « oubli » du déficit de l’aéroport :

Il est absurde de prétendre qu’un déficit de 600.000 € aurait été « oublié ». Les déficits afférents à la gestion de l’aéroport pour une année donnée ont toujours été financés sur le budget de la Ville de l’année suivante.

C’était déjà ainsi du temps de nos prédécesseurs. C’est vrai que, pour des raisons de trésorerie, certains de nos partenaires aimeraient que la Ville assure la prise en charge dès l’année en cours. Mais quand on est président du SMAD –c’est le cas de M. Brettes- on a normalement assez d’autorité pour se faire respecter.

4 – Jusqu’à mars 2008, la Ville n’a jamais couru le risque d’être mise en tutelle :

Nous avons reçu, c’est vrai, à plusieurs reprises des lettres conjointes du Préfet et du Trésorier Payeur Général nous indiquant qu’au regard des critères de l’Etat, nous étions placés dans le réseau d’alerte des communes en difficulté. Cela tenait à deux critères :

le premier, très contestable portant sur le taux des dépenses de personnel. Or, il est vrai que gérant la plupart des services en régie directe, nous avions un taux plus élevé que les communes qui procèdent à des délégations, généralement pour un montant global comparable.

le second, sur l’existence certaines années, d’un autofinancement net négatif, qui n’était que la conséquence de notre volonté continue de ne pas augmenter les impôts locaux.

Cette volonté nous conduisait, de fait, à une gestion quotidienne rigoureuse, efficace et vertueuse, qui a été visiblement abandonnée depuis mars 2008.

Les arbitrages nécessaires sur le projet de budget que nous avions commencé à préparer n’ont pas été faits, ou pire, ont été conduits de manière totalement inconsidérée sur les dépenses de personnel. Les dépenses ont été ensuite engagées sans discernement : augmentation des indemnités des élus, recrutements multiples, études inutiles largement financées, conseils en recrutement, opérations de communication, jusqu’au « Mai » du maire qui a été semble-t-il intégralement payé par la Ville alors que traditionnellement ce sont les élus qui en ont la charge.

Pour notre part, nous demandons un débat contradictoire et public sur la gestion des finances de la Ville de Bergerac sous l’ancienne et sous la nouvelle municipalité.

Daniel Garrigue, Député de la Dordogne, Adib Benfeddoul, Liliane Brandely, Elisabeth Capponi, Marie-Claude Courbin, Monique Gauffre, Christophe Geneste, Marc Léturgie, Christophe Rousseau, Conseillers Municipaux d’opposition.

jeudi 11 décembre 2008

Monsieur le Secrétaire Général...

Monsieur le Secrétaire Général,

J’ai appartenu depuis 1974 à l’UDR et depuis 1976 au RPR. Contrairement à ce que l’on entend dire parfois, ces formations politiques n’étaient pas des partis de « godillots », mais des mouvements où il y avait un débat permanent et où l’on appréciait particulièrement les hommes et les femmes qui avaient suffisamment de caractère pour demander des remises en question ou pour exprimer leur désaccord.

Lors des conseils nationaux, tous avaient la liberté de s’exprimer. Je me souviens particulièrement d’un conseil national de 1998 où, lorsque je suis descendu de la tribune, un vieux monsieur s’est levé et m’a dit : « J’avais l’intention de prendre la parole. Mais vous venez de dire ce que j’avais envie de dire. Il n’est donc pas nécessaire que j’intervienne ». Ce vieux monsieur, c’était Maurice Schumann et il est mort quelques semaines plus tard. Je n’étais même plus élu, mais j’exprimais des idées et des convictions. Cela suffisait dans le compagnonnage du mouvement gaulliste.

En 2002, nous avons créé l’UMP et je suis de ceux qui y ont été favorables parce que je pensais qu’à l’heure de l’Europe, il était important d’avoir une grande formation capable de réunir des gens qui venaient de sensibilités différentes, mais qui avaient pris l’habitude de travailler ensemble. Toutefois, compte tenu de ces différences de sensibilité, La condition de la réussite, c’était qu’il y ait un débat permanent à l’intérieur du mouvement.

Ce débat, nous l’avons eu jusqu’en 2004, aussi longtemps qu’Alain Juppé a assuré la présidence de l’UMP, et sur des sujets aussi divers que la laïcité, l’environnement ou la construction de l’Europe. Lorsqu’Alain Juppé a dû malheureusement se retirer, nous avons fait confiance à Nicolas Sarkozy.

Ce changement a été désastreux car nous avons perdu et la supériorité intellectuelle d’Alain Juppé et le débat lui-même. Le mouvement n’est plus devenu qu’une simple machine électorale qui a, certes, remarquablement fonctionné jusqu’aux présidentielles de 2007. Depuis lors, ce n’est plus qu’un ectoplasme de mouvement politique d’où le débat a été totalement évacué et où les conseils nationaux ne sont plus que le prétexte à des joutes oratoires sans grandeur entre le secrétaire général et ses adjoints, qui sont en même temps ses rivaux.

Le seul espace de débat qui demeure, est le groupe UMP de l’Assemblée Nationale, pour beaucoup grâce à la détermination et au courage de son président, Jean-François Copé.

Depuis les élections présidentielles, et particulièrement ces derniers mois, j’ai été conduit à exprimer des divergences sérieuses avec le Président de la République et avec le mouvement, et pour l’essentiel, sur trois aspects :

-1 – la justice fiscale : ce fut un thème fort de notre action pendant des années. Ce ne l’est plus pour Nicolas Sarkozy et son entourage. Lors du vote du projet TEPA, en juillet 2007, nous étions déjà un certain nombre à nous alarmer du renforcement excessif du bouclier fiscal et notamment de son extension à la CSG.

L’application du bouclier fiscal au prélèvement de 1,1 % en faveur du Revenu de Solidarité Active (RSA) a suscité plus d’émotion encore au sein du groupe UMP. Lorsque je suis intervenu dans la discussion générale à l’Assemblée Nationale et que j’y ai défendu par avance mon amendement écartant ce bouclier, la moitié de mes collègues UMP présents m’applaudissaient en se dissimulant derrière leur pupitre. A l’heure du vote de cet amendement, j’étais seul du groupe UMP, tant les pressions exercées sur les uns et sur les autres avaient été fortes –et particulièrement sur les cosignataires.

L’amendement de Frédéric Lefebvre portant de 12.000 à 15.000 € la déduction de l’impôt sur les revenus pour les emplois familiaux a suscité tout autant des réactions au sein du groupe UMP. Repris sous la forme d’un amendement du gouvernement, il a provoqué l’indignation de la majorité des députés UMP présents dans l’hémicycle, très étonnés que l’on présente un pareil dispositif à l’heure où la menace de crise économique devrait appeler, au contraire, à plus de solidarité.

Dans un premier temps, cet amendement a été retiré. Mais il est revenu une semaine plus tard, sous une forme un peu édulcorée et présenté par son auteur initial –Il ne fallait surtout pas que l’Elysée perde la face !-. Je m’y suis de nouveau opposé, bien que le whip du groupe UMP ait demandé au président de séance de m’empêcher de parler – ce que j’ai fait, néanmoins, par un rappel au règlement-. J’ai voté contre tandis que d’autres de mes collègues s’abstenaient.

-2- L’annonce du retour dans l’organisation intégrée de l’OTAN

Le Président de la République a brusquement annoncé à Londres le 27 mars 2008, puis à Bucarest le 3 avril 2008, le retour programmé de la France dans l’OTAN.

Le Premier Ministre a confirmé ce choix le 26 Juin 2008 à l’Assemblée Nationale, en liant cette décision à un renforcement de la défense européenne.

J’ai, dès le départ, exprimé mon opposition à une mesure qui remettrait en cause un consensus fort dans notre pays depuis 1966. Qu’il y ait lieu de débattre, certes, tant le fonctionnement de l’OTAN et les menaces elles-mêmes ont évolué, mais l’une des questions à poser n’est-elle pas précisément le bien-fondé de la pérennité de l’OTAN ?

Or, le débat n’a pas lieu –pas plus au groupe UMP, malgré mes demandes relayées par plusieurs collègues, qu’ailleurs- et les questions posées sont pourtant fondamentales.

La sortie et le non retour dans l’OTAN ont été l’un des éléments forts de notre influence sur la scène internationale. Aurions-nous pu par exemple, nous positionner, comme nous l’avons fait, lors de la seconde guerre d’Irak ?

Nous affirmons, à juste titre, que nous voulons une défense européenne. Mais pourquoi faudrait-il passer par le canal de l’OTAN pour l’organiser alors que nous pouvons parler directement avec tous nos partenaires et que, de plus, certains d’entre eux –notamment, les pays de l’Europe du Nord–n’ont nullement l’intention d’adhérer à l’OTAN ?

Enfin, est-il raisonnable de revenir dans l’OTAN au nom de la défense européenne au moment même où les Américains projettent d’installer, en dehors de l’OTAN, des défenses anti-missiles en Pologne et en République Tchèque ? Il y a là une contradiction tellement évidente que le Président de la République lui-même a proposé au sommet Union européenne-Russie de Nice l’abandon de tout projet de défense anti-missile aussi bien du côté américain que du côté russe, avant de se rétracter le lendemain sous les pressions américaines.

-3- Les résultats désastreux de l’UMP dans le grand Sud-Ouest : Depuis 2007, nous avons connu dans les quatre régions du grand Sud-Ouest (Poitou-Charentes, Limousin, Aquitaine, Midi-Pyrénées) des revers électoraux qui tranchent sensiblement avec les résultats d’autres régions. Nicolas Sarkozy a été devancé par la candidate socialiste aux présidentielles, nous avons perdu la moitié de nos députés aux législatives, la moitié de nos villes aux municipales, puis la moitié de nos sénateurs.

J’ai demandé, à plusieurs reprises, dans les instances de l’UMP, que ces résultats fassent l’objet d’une analyse. Je n’ai eu aucun écho.

La vérité, c’est que, dans ces régions, où nous nous sommes implantés derrière le général de Gaulle, derrière Jacques Chaban-Delmas et derrière Jacques Chirac, le discours néo-libéral et atlantiste du président de la République ne passe pas. Le minimum serait, s’il y avait une possibilité de débat à l’UMP, que nous puissions exprimer notre sensibilité, y compris lors des discussions au Parlement. Mais la volonté de mettre au pas un parti qui regroupe pourtant plusieurs familles politiques aux fondements bien distincts interdit le débat qui serait salutaire.

L’échec, dimanche dernier, d’Yves Foulon, maire d’Arcachon et ami du Président, montre que désormais la déroute atteint aussi les stations balnéaires de la côte Atlantique, pourtant jugées les plus favorables.

Malgré ces divergences profondes, je n’avais pas été jusqu’à envisager de quitter l’UMP et le groupe UMP. A cause de l’ancienneté de mon engagement. Parce que j’y ai beaucoup d’amis. Parce que, je l’ai déjà dit, le groupe a su préserver un espace de débat, limité mais réel. Parce que quand on est engagé aussi fortement dans une formation politique, on espère toujours, malgré tout, y influencer le cours des idées.

L’affaire des élections à la fédération départementale de l’UMP de la Dordogne me montre malheureusement que la mise au pas des idées et des convictions se double de celle des hommes.

J’ai repris le présidence de la fédération UMP de Dordogne en 2005 -parce que Xavier Darcos, étant ministre, ne pouvait plus assumer cette présidence. J’ai assuré celle-ci le plus efficacement possible, avec le concours du secrétaire départemental Alain Faure, et cela, malgré le poids de mes mandats de député et de maire, et avec la succession des échéances électorales (présidentielles, mais aussi législatives et municipales où j’étais directement impliqué). J’ai été le seul député élu en juin 2007, Jérôme Peyrat, Dominique Bousquet et Alain Lucas étant tous les trois battus.

Aux municipales, nous avons perdu Périgueux et Bergerac. La chute dans les sondages du Président de la République en raison de l’affichage people de ses vacances et de sa vie privée y a été pour beaucoup. La stratégie personnelle de Xavier Darcos qui a fait défiler à Périgueux, pendant la campagne, une grande partie du gouvernement et Nicolas Sarkozy lui-même n’a arrangé les choses ni pour sa ville, ni pour Bergerac.

Aux cantonales, à la différence des échéances précédentes, nous avons eu des candidats dans tous les cantons et nous n’avons pas eu de candidature dissidente. Au total, nous avons plutôt mieux réussi qu’en 2004.

A l’approche du renouvellement des instances, dans un esprit de camaraderie, j’ai proposé à Dominique Mortemousque, qui venait d’être battu aux sénatoriales, de reprendre la présidence de la fédération. Il ne l’a pas souhaité, me disant qu’il n’était pas prêt dans l’immédiat.

J’ai donc décidé de repartir en me fixant comme objectif prioritaire la préparation des cantonales de 2011 car, dans un département comme la Dordogne, c’est finalement sur cette élection que se jouent beaucoup les résultats des autres élections.

Quelques jours avant la clôture des candidatures, j’ai appris que l’  « on » encourageait Jérôme Peyrat, conseiller auprès du Président de la République et directeur général de l’UMP, à se présenter également. Alors que, sans que je le sollicite, il m’avait déclaré aux journées parlementaires d’Antibes qu’il ne souhaitait pas être candidat, j’ai appris sa candidature, le jeudi- le dépôt des candidatures étant clos le vendredi 28 novembre à 10 heures- par les medias locaux.

J’ai su que la venue de Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, évoquée depuis septembre sans date précise, était fixée le dimanche suivant à Thiviers. Je me suis rendu le dimanche à Thiviers, dans la patrie du père de Jean-Paul Sartre, sans illusions et avec la volonté de dire l’essentiel de ce que j’écris dans cette lettre.

Bien que je sois député et président de la fédération, on m’a fait intervenir entre le délégué cantonal de Thiviers et la déléguée de la 3ème circonscription et j’ai été chaleureusement applaudi par les militants. Les différents intervenants avaient une consigne évidente qui était de ne pas me citer et de faire comme si je n’existais pas. Seul, le maire de Thiviers, Michel Jaccou, a eu assez de courage et d’honneur pour la transgresser.

Jérôme Peyrat est intervenu pour tenir les propos de belette dont il est coutumier. Puis Yves Guéna, qui a choisi le camp d’Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy depuis 1994, et que l’on était allé sortir de sa retraite pour la circonstance, a déclaré qu’il y avait, dans la salle, deux hommes qui comptaient, Xavier Bertrand et Jérôme Peyrat, en raison de ses liens privilégiés avec Nicolas Sarkozy.

Je me suis levé, j’ai prononcé quelques mots peu aimables et je suis parti.

Ainsi que je vous l’ai annoncé lors de la réunion du bureau du groupe du mardi 2 Décembre, je n’ai plus de raison de rester ni à l’UMP, ni au groupe UMP.

Comme je l’ai déjà annoncé aux militants de la 2ème circonscription et aux médias locaux, je vous adresse donc officiellement ma démission de l’UMP et du groupe UMP.

Je ne fais pas carrière. Je fais de la politique. Je défendrai jusqu'au bout mes convictions gaullistes, sociales et européennes.

Daniel GARRIGUE.

mercredi 10 décembre 2008

Mme Traissac et l'Europe

Les commentaires de Mme Katherine Traissac sur ma démission de l'UMP m'obligent à lui répondre :

1/ Lorsque je suis parti en candidat sauvage en 1993, ce n'était pas contre elle, mais contre la décision inique qui me sacrifiait, seul des quatre candidats RPR pré-investis en Dordogne, alors qu'en enlevant l'année précédente le canton de Bergerac 2, réputé très difficile, j'avais permis le basculement de la majorité départementale. Yves Guéna – déjà lui - considérait en effet que le Bergeracois devait être laissé à l'UDF pour que l'UDF se désintéresse des autres circonscriptions.

2/ J'ai effectivement évolué sur l'Europe.

Dans les années 80, j'étais déjà très impliqué sur les questions européennes et j'étais proche du président du groupe gaulliste au Parlement européen, Christian de la Malène. Nous avions, de fait, une certaine méfiance à l'égard des institutions supranationales telles que la Commission ou la Cour de Justice des Communautés européennes.

J'ai compris ensuite que d'autres équilibres pouvaient être trouvés et que le Conseil européen s'il en avait la volonté, pouvait jouer un rôle majeur.

Aujourd'hui, je pense que, dans le monde tel qu'il a évolué, nous souffrons plutôt d'un fort déficit d'Europe.

3/ J'ai fait une campagne très engagée  pour le oui au référendum de 2005. Cela ne m'a pas empêché d'être élu député en 2007, bien que le non ait été majoritaire dans la circonscription.

Daniel GARRIGUE
Député de la Dordogne

samedi 06 décembre 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE : AVIS FAVORABLE CNPN

Daniel GARRIGUE,

Député de la Dordogne,

a été très heureux de prendre connaissance de l’avis favorable de l’expert du Conseil National de Protection de la Nature (CNPN) sur le pigamon jaune de la déviation de Bergerac.

Selon les informations dont il dispose, l’arrêté d’autorisation devrait être signé en début de semaine prochaine, ce qui permettrait d’engager la poursuite des travaux dans les meilleurs délais.

vendredi 05 décembre 2008

Communiqué : Crise financière , la seconde bataille des Européens

Daniel Garrigue a présenté ce matin devant la Commission chargée des Affaires européennes de l'Assemblée nationale son rapport sur « L'Europe face à la crise financière ».

Après avoir observé, que la crise, née en août 2007 aux Etats-Unis, n'avait suscité que très tardivement la mobilisation des responsables internationaux, il a souligné la réaction efficace des Européens lorsque la chute de Lehman Brothers risquait de se traduire par un véritable cataclysme financier. Aujourd’hui, la priorité est bien sûr à la coordination, à l'échelle européenne, des plans de relance de l'activité, particulièrement par l'investissement.

Au-delà, même si la réunion du G20 a traduit une prise de conscience mondiale et permis un élargissement, au demeurant encore insuffisant, du nombre des participants, le risque est grand, lorsque les conditions économiques et financières se seront améliorées, de recommencer comme avant.

Les Européens ont gagné une bataille. Il leur faut maintenant engager une seconde bataille en mettant en oeuvre le plus fortement et le plus rapidement possible, à l'échelle de l'Union européenne, les instruments de régulation, de supervision et de moralisation indispensables pour imposer la refondation du système financier et monétaire international.

Daniel GARRIGUE

mardi 02 décembre 2008

Election à la présidence départementale de l'UMP du 11 décembre 2008 Profession de foi

Chers amis, chers compagnons,

Avec l'élection du président de la Fédération se termine le cycle de renouvellement des instances départementales de l'UMP. C'est l'occasion de faire un bilan et de se projeter vers le futur.

Depuis 2007, c'est vrai que nous avons connu plus d'échecs que de succès. Xavier Darcos a été battu aux municipales, Jérôme Peyrat, Dominique Bousquet et Alain Lucas ont été battus aux législatives. Dominique Mortemousque a été battu, le plus injustement de tous, aux sénatoriales. J'ai été élu aux législatives mais battu aux municipales. Seuls, Jean-Jacques de Peretti et Pierre Giry ont été réélus, à Sarlat et à Nontron, tandis que nos conseillers généraux, Dominique Bousquet, Claudine Lebarbier, André Allard, Jean-Paul Daudou, Philippe Ducène conservaient brillamment leur canton.

Il est commode de chercher des boucs émissaires. J'ai repris la présidence de la Fédération parce que Xavier Darcos, étant ministre, ne pouvait plus l'assumer. Malgré mes mandats, malgré la succession des campagnes électorales, j'ai assuré, avec Alain Faure, le fonctionnement le plus régulier et le plus actif possible de la Fédération. Ceux qui sont les plus critiques sont ceux qui ont pris le moins leur part de travail et d'engagement.

La vérité est ailleurs. L'analyse des élections successives et de leurs résultats fait apparaître que c'est dans l'ensemble du grand Sud-Ouest - Poitou-Charente, Limousin, Aquitaine, Midi-Pyrénées - que nous avons subi le même recul. Nous avons été devancés aux présidentielles, nous avons perdu la moitié de nos députés, la moitié de nos villes, la moitié de nos sénateurs, et cela malgré l'engagement continu de nos élus et de nos militants.

J'ai demandé, à plusieurs reprises, à l'UMP que ces résultats, fassent l'objet d'une étude. Cette demande n'a jamais obtenu de réponse.

Je suis candidat pour être, de nouveau, président de notre Fédération. Parce que j'ai une disponibilité plus grande qu'il y a quelques mois pour m'impliquer sur l'ensemble du département. Parce qu'aucun d'entre nous ne peut s'arrêter sur des échecs injustes au regard du travail accompli. Parce que les réflexions que nous avons menées, sur le terrain, nous donnent les clés necessaires à la reconquête.

Trois objectifs s'imposent à nous :

1 / Faire de nouveau de la politique : si nous sommes, vous et moi, adhérents de l'UMP, c'est parce que nous voulons faire de la politique.

2/ Faire de la politique contre nos adversaires : à l'heure ou le PS national survit difficilement à ses querelles de personnes et de styles et à son vide d'analyses et de projets, la majorité départementale ne s'impose que par un quadrillage serré de la vie locale et par les pressions exercées sur les élus locaux. Nous devons dénoncer cette situation, dénoncer les dérapages financiers – recrutement excessifs, maisons du département - et l'absence de véritables objectifs – infrastructures, tourisme.

Mais nous devons aussi pouvoir débattre au sein de l'UMP et y affirmer nos sensibilités et nos convictions. Nous sommes dans un département où Yves Guéna est venu, en 1962, sous les couleurs de l'UNR-UDT, nous sommes dans une région, dont le chef de file fut, pendant de longues années, Jacques Chaban Delmas, le promoteur de la Nouvelle Société, nous sommes dans un grand Sud-Ouest où nous avons obtenu nos plus grandes victoires derrière le général de Gaulle et derrière Jacques Chirac. Il faut qu'en Dordogne ou à Paris, l'on puisse s'exprimer sur la justice fiscale, sur le projet d'ouverture le dimanche ou sur le retour annoncé dans l'OTAN sans risquer d'être mis au ban du mouvement.

3/ Reconstruire nos réseaux : les élections au comité de circonscription ont montré que la mobilisation militante est toujours aussi forte et qu'il suffira de quelques mois pour retisser l'ensemble du réseau UMP dans le département – sans négliger le réseau tout aussi essentiel des sympathisants. L'expérience des sénatoriales doit aussi nous conduire à investir désormais systématiquement les conseils municipaux.

Parallèlement, nous devons être attentifs, par la présence et par le dialogue, à l'ensemble du réseau associatif et professionnel du département.

Passer la vitesse supérieure en matière de communication : face à un Conseil régional et un Conseil général qui usent et abusent de leurs moyens, il faut que nous nous donnions des outils modernes – blog et journal départemental – et que nous réunissions les moyens financiers nécessaires – notamment par les cotisations des élus, moi le premier – pour avoir la capacité de nous faire entendre et de convaincre.

Nous avons, devant nous, une succession continue d'échéances, et pour ne parler que des plus proches, les Européennes de 2009, les Régionales de 2010, et surtout les cantonales de 2011, vitales pour notre avenir en Dordogne.

Ces batailles, je veux les mener avec vous et c'est pour cela que je vous demande votre confiance.

Daniel GARRIGUE

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