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lundi 22 juin 2009

UN DISCOURS QUI S'EST ARRETE EN ROUTE : COMMUNIQUE

Daniel Garrigue, député non inscrit (ex-UMP), président des « Français pour l'Europe », observe que, dans son message au Congrès, le Président de la République a énoncé quelques idées générales auxquelles tous peuvent souscrire – sur l'investissement, sur la part qui doit être faite aux rémunérations salariales, sur le fait qu'après la crise, rien ne sera plus comme avant. Mais il n'apporte aucun thème neuf, aucune proposition nouvelle, et introduit même parfois certains éléments ambigus – par exemple, sur les « trois » déficits.

Il a enfin escamoté l'Europe en prétendant que ce n'était pas le lieu d'en parler – mais où en est-ce le lieu ? - alors que beaucoup disaient qu'elle serait au coeur de son discours.

On peut s'interroger sur l'opportunité de réunir le Parlement en Congrès pour un propos aussi peu fondateur. Ne s'agirait-il que d'expérimenter et de marquer de son nom une nouvelle procédure constitutionnelle ?

Ou bien s'agit-il d'un discours qui s'est finalement arrêté en route sans que l'on puisse en connaître la raison ?

Plus que jamais, la situation appelle à construire une alternative pour donner une ambition à l'Europe et pour rendre confiance aux Français.

Daniel GARRIGUE
Député non-inscrit de la Dordogne
Président du Club « Les Français pour l'Europe »

vendredi 19 juin 2009

Les Français pour l’Europe : Discours de Daniel Garrigue à l'occasion du 18 juin.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Chers Compagnons, Chers Amis,

Je veux d’abord vous dire que nous sommes heureux que vous ayez répondu à une invitation qui a été lancée sans phoning, sans harcèlement d’aucune sorte, sans souci du nombre. Nous pensions être au mieux 80. Nous sommes 140 et je dirai simplement : tant mieux !

Je salue particulièrement la présence des représentants de la presse écrite et audiovisuelle que nous sommes heureux d’accueillir.

Par delà les manifestations officielles, il y a un peu partout en France, et ici même en Dordogne, des soirées qui rassemblent celles et ceux pour lesquels le 18 Juin à un sens. Mais, je pense que si l’on veut être un peu sincère, une telle soirée ne peut être une soirée purement politicienne. Elle doit être à mon sens, l’occasion de s’interroger sur le sens que le gaullisme a encore pour nous aujourd’hui, presque 39 ans après la mort du Général de GAULLE.

Qu’est ce que le gaullisme représente aujourd’hui pour nous ?

Est-ce que le gaullisme peut encore inspirer notre action ?

Et si j’ouvre ce débat, je ne prétends certes pas l’épuiser seul. Je souhaiterais que beaucoup, dont certains sont encore plus autorisés que les autres à le faire, puisqu’ils ont vécu l’aventure gaulliste depuis le premier jour, et même que très largement, tous ceux qui le souhaitent, puissent intervenir dans ce débat. Lire la suite : ici

COMMUNIQUE DE PRESSE - SNPE - REPONSE AUX DECLARATIONS DE MONSIEUR ROUSSEAU

Daniel Garrigue, député de la Dordogne, s’inquiète vivement de la position exprimée par M. D. Rousseau, maire de Bergerac, selon laquelle « L’Etat doit contraindre SAFRAN à reprendre l’ensemble du groupe (SNPE) et pas seulement la partie la plus rentable, celle de sa filiale SME… ».

En effet, ce choix dont ne veulent ni le groupe SAFRAN, ni les salariés, serait extrêmement dangereux pour les activités autres que SME. Le groupe SAFRAN risquerait en effet, de brader à brève échéance, les autres unités, dont celles de Bergerac, comme cela s’est produit dans le passé pour l’entreprise Molex.

La seule solution raisonnable est que l’actionnaire, c’est-à-dire l’Etat, assume réellement ses responsabilités peut-être en conduisant certains investissements de modernisation –grâce notamment à l’indemnisation perçue de TOTAL- et en recherchant pour ces unités, des partenariats en lien avec leur métier.

En outre, il paraît hautement souhaitable que le plan de revitalisation du site SNPE soit accéléré et qu’en particulier, les études préalables ne s’éternisent plus.

Daniel Garrigue continuera à s’impliquer sur ce dossier, en liaison avec les représentants du personnel.

Daniel GARRIGUE.

jeudi 11 juin 2009

Loi de programmation militaire pour les années 2009 à 2014

Loi de programmation militaire pour les années 2009 à 2014
Compte-rendu des débats - Mardi 9 juin

Le député Daniel GARRIGUE s'est opposé avec vigueur à l'adoption de l'article 11 de la loi de programmation militaire 2009 à 2014, relatif à la privatisation du site de la SNPE

L'intégralité du texte des débats à télécharger : ici.

mardi 09 juin 2009

Bâtir une alternative

Les résultats des élections de dimanche sont, en définitive, des résultats très uniformes dans l'ensemble de l'Europe. Ils confirment la prédominance actuelle d'une Europe libérale et atlantiste.

De ce point de vue, le score réalisé par l'actuelle majorité, en France, est plutôt en retrait par rapport aux scores réalisés par les libéro-atlantistes dans les autres Etats de l'Union.

Il devient plus que jamais nécessaire de bâtir une alternative.

Cette alternative doit être d'abord européenne. Parce que les vrais enjeux : économie et emploi, énergie, démographie, environnement, politique étrangère, défense, s'affirment de plus en plus à l'échelle de l'Europe.

Parce que la ratification, souhaitée, du traité de Lisbonne donnera à l'Union la capacité de décider davantage et de mieux personnaliser les choix à travers le futur président du Conseil européen et la nouvelle procédure d'investiture du Président de la Commission.

Mais pour bâtir une alternative, celle d'une Europe volontaire, celle des politiques communes, solidaire dans la recherche des consensus sociaux et du développement des territoires, et indépendante dans sa politique étrangère et dans sa défense - il faut aussi :

- Que chacun accepte de se remettre en question et de surmonter, notamment en France, des clivages surannés.

- Que les gaullistes se souviennent qu'ils ne sont pas la droite, mais qu'ils défendent une certaine idée de l'homme et une certaine idée de la France, qu'il faut élargir désormais à l'échelle de l'Europe.

- Que les centristes ne s'enferment pas dans un affrontement excessivement personnalisé mais retrouvent leur rôle de médiateurs.

- Que les socialistes, surmontant leurs divisions et leurs interrogations, admettent qu'ils ne peuvent, à eux seuls, constituer une alternative.

- Que, refusant une démarche politique purement médiatique, tous aient la volonté de se situer sur le terrain des idées et des valeurs et qu'ils acceptent aussi de prendre la pleine mesure des enjeux environnementaux et du dialogue nécessaire avec les courants écologistes.

La voie est exigeante et elle est difficile, mais ne pas s'y engager serait suicidaire pour l'ensemble de ces forces et pour l'Europe elle-même.

Daniel GARRIGUE- Député non-inscrit de Dordogne
Président du Club « Les Français pour l'Europe »

Daniel Garrigue prend position contre la privatisation de la SNPE

Dans le cadre de la discussion du projet de loi de programmation militaire, Daniel Garrigue, député non-inscrit de la Dordogne, est intervenu cet après-midi, pour combattre l'article 11 de ce projet qui prévoit la privatisation de la SNPE et de ses filiales.

Daniel Garrigue a souligné qu'à la différence des autres privatisations qui portaient sur une entreprise ou sur un groupe dans son ensemble, la privatisation prévue pour la SNPE consiste en réalité en un véritable démantèlement de l'entreprise.

La reprise de la SME (St Médard en Jalles) par le groupe Safran soustrait au groupe SNPE son plus bel atout, sans qu'aucune perspective soit à ce jour tracée pour les autres composantes, qu'il s'agissent des munitions (Eurenco) ou de la chimie (Bergerac NC, Manuco, Durlin, Isochem).

Daniel Garrigue a estimé que l'absence de tout projet industriel pour ces sociétés ou filiales ne permettait pas d'envisager raisonnablement une privatisation qui risque de se révéler désastreuse pour chacune d'elles, et particulièrement pour celles du secteur chimie.

Daniel Garrigue a également déposé quatre amendements prévoyant soit la suppression de l'article 11, soit que la privatisation soit subordonnée à la définition d'un véritable projet industriel.

Daniel GARRIGUE - Député non-inscrit de Dordogne

samedi 06 juin 2009

LGV : COMMUNIQUE DE PRESSE

Daniel GARRIGUE, député non inscrit de la Dordogne, observe qu’en posant le problème du prolongement de la LGV au Sud de Bayonne, la ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, est loin d’avoir tort.

Vouloir à toute force faire passer toutes les grandes infrastructures de liaison franco-espagnoles dans l’une des zones les plus densément peuplées d’Aquitaine est à bien des égards déraisonnable, d’autant que le doublement de la ligne ferroviaire existante ne s’impose pas avant de nombreuses années. La question d’un franchissement des Pyrénées, routier et éventuellement ferroviaire, qui se situerait en Aquitaine, mais plus à l’Est, mériterait d’être enfin débattue.

L’accès direct au cœur de l’Espagne via Pampelune ou Saragosse –au lieu de l’écart actuel par Saint Sébastien, voire Bilbao- est un enjeu considérable pour le développement de l’ensemble de notre région et vu de l’autre versant des Pyrénées, il a également la faveur d’une grande partie des Espagnols.

Il est temps que tous puissent s’exprimer sur ce sujet. Les enjeux qui déterminent l’avenir de l’Aquitaine ne doivent pas être l’affaire des seuls Bordelais.

mercredi 03 juin 2009

NE NOUS LAISSONS PLUS VOLER L'EUROPE !

Les Français sont aujourd'hui malheureux avec l'Europe. Parce qu'ils la jugent trop technocratique. Parce qu'ils pensent que l'élargissement à 27 l'aurait condamnée à l'impuissance. Parce qu'ils l'estiment incapable d'agir face à la mondialisation.

Cette vision ne correspond pas tout-à-fait à la réalité. L'Europe devrait, en principe, être complètement politique. Le Conseil européen et les conseils des ministres, qui représentent les États membres et les gouvernements nationaux, y jouent aujourd'hui un rôle moteur. La Commission européenne n'est pas composée uniquement de « super-fonctionnaires » comme on l'entend dire parfois, mais d'anciens Premiers Ministres ou d'anciens ministres nationaux. Le Parlement européen est, lui-même, le fruit d'élections tout-à-fait politiques.

L'Europe à 27 était incontournable, sauf à vouloir élever un nouveau mur, vingt ans après la chute du mur de Berlin. A 27, elle ne connait pas plus de crises qu'elle n'en connaissait régulièrement, à 6, à 9 ou à 12 –souvenons-nous, entre autres, du plan Hallstein ou des difficultés de l’adhésion britannique. Simplement, son fonctionnement est devenu plus complexe et elle avance, aujourd'hui, sur un front de compétences beaucoup plus large.

L'Europe n'est pas totalement dépourvue de moyens d'agir. Certes, son budget, beaucoup trop faible, ne représente qu'1% du PIB de l'Union européenne, mais elle légifère largement, elle s'affirme de manière croissante sur la scène internationale et constitue une vraie puissance normative. Enfin, elle dispose d'outils efficaces connus –c’est le cas de l’euro ou encore des fonds structurels- ou moins connus -comme la Banque Européenne d'Investissement (BEI), qui s’affirme aujourd’hui face à la crise économique.

Le vrai problème est ailleurs et il réside paradoxalement dans l'absence de politisation et de personnalisation des enjeux européens.

Les conditions en sont pourtant partiellement réunies. La responsabilité de la Commission et de son Président devant le Parlement européen – qui n'est pas théorique, on se souvient de la démission de la Commission Santer en 1999 – fait que d'ores et déjà, le choix du Président de la Commission européenne par le Conseil devrait se faire en fonction des résultats aux élections européennes. Il serait donc logique que soient en lice plusieurs candidats potentiels incarnant les différentes conceptions de la construction européenne, et surtout les deux principales : la conception libérale et atlantiste aujourd'hui dominante, la conception volontariste, sociale et soucieuse d'indépendance qui représente en fait la seule véritable alternative.

Or les prises de position des états-majors politiques aussi bien d'une partie du Parti Socialiste Européen (PSE) que du Parti Populaire Européen (PPE) en faveur de M. Barroso, ont d'entrée fermé le débat et conduit les listes en campagne à se replier sur les prés carrés nationaux.

Cette situation a des conséquences graves.

Elle ne permet pas la recomposition politique qui permettrait de débattre réellement de l'avenir de l'Europe. La vérité est que le clivage PPE / PSE ne correspond plus à aucune réalité politique, mais que beaucoup ont peur que sa remise en cause ait des conséquences non seulement européennes mais aussi nationales.

Elle ne permet pas de choisir un président de la Commission européenne capable de porter un projet, d'affirmer plus de détermination et de rétablir la cohésion d’une Commission dont les membres ont aujourd'hui de plus en plus tendance à jouer cavalier seul.

Elle retarde l'implication nécessaire des Parlements nationaux dans la construction européenne. Placés en situation de médiateurs entre l'Europe et les opinions publiques, ces Parlements devraient à la fois s'investir davantage dans l'élaboration de la législation européenne et se voir reconnaître une forme de représentation permanente auprès des institutions européennes. Lorsque des questions européennes sont en jeu, il devrait être logique pour un citoyen de s'adresser à ses parlementaires nationaux autant qu'à ses parlementaires européens.

Il serait absurde et dramatique que ces insuffisances détournent les électeurs de participer aux élections européennes du 7 juin. Les enjeux sont trop grands. La ratification attendue du traité de Lisbonne permettra de mieux afficher les enjeux en personnalisant la présidence du Conseil européen et en donnant davantage de lisibilité à la procédure de choix du Président de la Commission.

Mais ne nous laissons plus voler l'Europe. Exigeons qu'elle soit enfin vraiment politique.

Daniel GARRIGUE,
Député non inscrit de la Dordogne et président des « Français pour l'Europe ».