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mardi 24 mai 2011

mercredi 18 mai 2011

lundi 16 mai 2011

Quelles perspectives pour l’aéroport de Bergerac ? (Intervention de Daniel Garrigue lors de la présentation de l’impact économique des flux de l’aéroport Bergerac Dordogne Périgord 2003-2010)

L’étude conduite par la Chambre de Commerce et d’Industrie de la Dordogne pour évaluer les retombées économiques de l’activité de l’aéroport de Bergerac est particulièrement opportune. Certains contestent, en effet, la réalité de ces retombées alors que la plupart des acteurs locaux soulignent leur réalité, mais sans pouvoir en donner une mesure précise.

La réussite de Bergerac-Roumanière résulte d’un triple pari.

Un pari sur la capacité de développement d’un aéroport particulièrement bien situé, sûr et facile d’accès.

Un pari sur le low-cost qui permet à une clientèle nouvelle, aux revenus plus modestes que la clientèle traditionnelle, d’accéder au transport aérien. Or, nous voyons bien que ce phénomène, que nous avons su identifier dès le début des années 2000, est durable.

Un pari sur l’Europe, car c’est notre ouverture vers l’Europe et vers le développement des échanges inter-européens qui concourent aussi à cette réussite.

Mais nous devons rester très vigilants.

Nous devons d’abord diversifier les destinations. Si nous avons dans une large mesure échappé aux conséquences de la crise, c’est par ce que les nouvelles lignes sur Charleroi et Amsterdam ont compensé le fléchissement momentané des lignes vers le Royaume-Uni.

Nous devons ensuite faire de véritables choix si nous voulons que notre département tire vraiment parti de ce nouvel atout.

D’abord, la question des aéroports. La Dordogne ne peut pas se permettre de financer deux aéroports, ce qui revient à jeter annuellement près de 3 millions d’euros par les fenêtres.

D’autre part, le choix du développement touristique. Il est urgent de donner une véritable priorité à l’accès aux sites touristiques. Je pense à Beynac, à Sarlat, à la Vallée de la Vézère, de plus en plus inaccessibles l’été.

Il est indispensable aussi de promouvoir une véritable politique de développement de l’hébergement touristique et de l’offre de loisir. Nous ne pouvons plus nous permettre de faire du bricolage. Il faut que les acteurs locaux apprennent à partager et à respecter des règles communes. Il faut que nous sachions faire venir des opérateurs qui nous permettent de garder sur place la clientèle européenne et internationale.

Enfin, nous devons être vigilants à l’égard de la concurrence.

Le problème n’est pas tellement l’aéroport de Brive-Souillac qui ne nous concurrence que partiellement sur notre clientèle. Le vrai danger, c’est Bordeaux-Mérignac. Les Bordelais ont été au départ, réservés à l’égard du low-cost, mais ils ont compris qu’avec l’arrivé de la LGV en 2017-2018, ils allaient perdre, comme ce fut le cas pour Lyon, tout le trafic avec Paris. Ils s’intéressent dons de plus en plus au low-cost et rêvent de reprendre nos parts de marché.

C’est dire que si l’on peut toujours parler avec eux, envisager de s’associer avec eux ne pourra malheureusement se faire qu’à notre détriment. Ils ne nous feront pas de cadeau, pas plus dans ce domaine que dans les autres. Il est donc essentiel que nous maintenions notre indépendance et que nous gardions la maîtrise de notre développement.

vendredi 13 mai 2011

MISE AU POINT SUR LE PROJET IMMOBILIER DE LA RUE NEUVE

L’article paru dans Sud-Ouest du lundi 9 mai -« Ils préféraient le Bergerac « d’avant » »- à propos du projet immobilier du 21, rue Neuve et des réactions qu’il suscite, me conduit, après une petite enquête, à faire les remarques suivantes :

1) L’objet du débat n’est pas de savoir si l’on est amateur de la nouveauté ou tenant de la conservation, mais de savoir si les dispositions de la zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) sont ou non respectées.

Je rappelle que dans une ville où il n’existe pas de monument d’exception, la ZPPAUP a été mise en œuvre pour préserver ce qui fait le charme de Bergerac, et particulièrement du vieux Bergerac, c’est-à-dire la relative homogénéité de l’habitat qui s’est développé pour l’essentiel entre le XVIème et le XIXème siècle, voire le début XXème. On peut certes apprécier l’architecture contemporaine –c’est mon cas- mais pour la demande de permis de construire du 21, Neuve, on est en pleine zone ZP1, c’est-à-dire celle où les prescriptions de la ZPPAUP sont les plus exigeantes.

2) Contrairement à ce qui est indiqué dans la note qui accompagne cet article, il n’y a pas eu à ce jour de vote pour remettre en cause la réservation de cet immeuble dans le plan local d’urbanisme. Il n’y a eu, en Conseil municipal, qu’une présentation pour information, lors de la séance du 29 mars 2011. Depuis lors, une procédure d’information a été initiée dans les « informations municipales » et dans « L’Echo Dordogne ». On aurait pu souhaiter que sur un sujet sensible, la publicité soit plus ouverte… par exemple dans « Sud-Ouest ».

3) Contrairement à ce qui a été annoncé à plusieurs reprises, et même s’il y a eu une discussion avec les Bâtiments de France, il n’y a pas eu à ce jour d’avis favorable de l’architecte des Bâtiments de France sur le projet présenté le 29 mars au Conseil Municipal.

On est sur un sujet sérieux qui mérite certes le débat. On aimerait donc d’autant plus de la transparence, de l’information et de la concertation, même si cela dérange les promoteurs.

Daniel GARRIGUE, Député de la Dordogne, Conseiller Général de Bergerac 1.

PRÉSENCE MÉDICALE SUR LE TERRAIN : LE DÉBAT SUR LA RÉGULATION

Santé : modification de certaines dispositions de la loi HPST portant réforme de l'hôpital Article 3

M. le président. La parole est à M. Daniel Garrigue.

M. Daniel Garrigue. On a beaucoup souligné la gravité du problème de la désertification médicale. Il touche à la fois les zones rurales, les villes moyennes et les banlieues des grandes agglomérations. Il touche les généralistes, mais aussi, ce qu’on oublie parfois, les spécialistes.

Les mesures incitatives montrent malheureusement leurs limites. Et je suis convaincu que même l’élargissement du numerus clausus ne changera pas fondamentalement une situation qui est due aux comportements, aux choix des jeunes médecins. Ceux-ci ne sont pas portés à s’installer dans certains secteurs, dans certaines régions. Par conséquent, je pense qu’on ne peut pas échapper à une certaine forme de régulation.

Il y avait eu une tentative dans l’avant-projet de loi « HPST ». Nous y reviendrons peut-être tout à l’heure. Elle a suscité des réactions négatives. J’observe que ces contrats santé solidarité étaient une solution de repli. Le rapporteur de la loi l’a très justement rappelé. On ne peut pas faire l’économie de la régulation.

Il y a un élément que personne n’a souligné. L’un des aspects les plus importants de ces contrats santé solidarité, à propos desquels on parle de coercition, c’était la contractualisation. Je pense en effet que la régulation est acceptable si elle s’appuie sur une contractualisation entre les acteurs concernés. Cela peut être, en particulier, les syndicats de médecins et les caisses régionales d’assurance maladie, ou encore les ARS. La contractualisation peut permettre de responsabiliser l’ensemble des acteurs. Mais il est évident qu’elle ne peut être efficace que s’il y a une part de contrainte.

Cette part de contrainte peut prendre la forme, comme dans le cadre des contrats santé solidarité, de sanctions pécuniaires. Elle peut aussi prendre la forme d’un non conventionnement, comme le prévoyait initialement l’avant-projet de loi « HPST ». Mais, quoi qu’il en soit, s’il n’y a pas une dimension de contrainte, la contractualisation et la régulation ne serviront à rien.

Je considère que c’est envoyer un signal déplorable que de remettre en cause ce volet dans le cadre de l’article 3, surtout sans proposer la moindre solution de remplacement, et j’ai donc déposé un amendement de suppression de cet article.

Pour lire la suite de l'intervention de votre député, cliquez ici.

Résolution sur les droits de plantation : Daniel GARRIGUE a cosigné la proposition de résolution présentée par le Groupe d'Études Viticoles.

Pour lire la proposition de résolution, cliquez ici

mercredi 11 mai 2011

mardi 10 mai : Daniel GARRIGUE interroge Alain JUPPÉ, Ministre des Affaires étrangères et européennes sur le processus de paix au Proche-Orient.



lundi 09 mai 2011

REPLACER L’EUROPE AU CŒUR DU DEBAT

Rarement, la journée de l’Europe sera passée aussi inaperçue. Le silence presque général des médias nationaux est, à cet égard, affligeant.

Beaucoup disent que la crise est la cause essentielle de cette désaffection. Mais, en d’autres temps, c’est précisément la crise qui aurait été le catalyseur de la construction européenne.

Les causes sont ailleurs et elles sont d’abord politiques.

D’abord, parce qu’une large majorité de dirigeants européens sont imprégnés d’une idéologie libérale qui les conduit sans cesse à minimiser le rôle de l’Europe. Pas question d’accroître un budget européen qui stagne dangereusement à à peine plus d’1 % du PIB de l’Union. Pas question de donner à l’Europe les outils nécessaires pour emprunter et pour lancer une politique de grands investissements transnationaux. Un effort de régulation qui reste des plus modestes, malgré les positions affirmées au G20. Même l’ambition de renforcer le marché unique, qui elle, devrait pourtant les mobiliser, se heurte au manque de conviction des actuels dirigeants –notamment, en matière d’harmonisation fiscale.

Mais aussi parce que ces mêmes dirigeants sont avant tout des communicants, plus attentifs à réagir aux mouvements d’opinion de leur pré carré national que décidés à engager des actions durables et profondes, exigeant un minimum de culture historique et politique. Le Traité de Lisbonne a certes donné au Parlement européen des pouvoirs nouveaux qui s’exprimeront avec le temps, mais les espoirs qu’il ouvrait ont été trahis par la reconduction de M. Barroso, exécuteur docile du concert des chefs d’Etat ou de gouvernement.

M. Sarkozy est parfaitement représentatif de cette génération. Si les circonstances ont fait momentanément de lui la figure de proue de l’Europe lors de la crise financière, l’échec de ses ambitions à l’Eurogroupe lui a fait presque aussitôt tourner le dos à l’Europe. Ses liens avec le monde économique et financier ont fait de lui plus un imprécateur qu’un réel acteur face aux impératifs de régulation financière. Son acharnement à vouloir récupérer les réflexes populistes –et au-delà l’électorat du Front national- l’a systématiquement conduit sur les positions les plus repliées de l’euroscepticisme –contre la Turquie, contre les Roms, contre Schengen. Son seul grand projet, l’Union pour la Méditerranée, s’est largement bâti contre lui et se défait aujourd’hui sans lui.

Pourtant, l’Europe est plus que jamais d’actualité.

Parce que face au basculement du monde vers l’Asie, elle est le seul cadre suffisamment vaste et puissant pour nous permettre de résister et de reconstruire.

Parce que face aux désordres de l’économie et de la finance mondiale, elle devrait être au premier rang pour proposer des réponses communes et dialoguer avec les autres puissances.

Parce que son Histoire et sa capacité à élargir le nombre des interlocuteurs devrait faire d’elle un acteur privilégié dans la solution des crises internationales.

Mais il faut pour cela que, à l’occasion des échéances à venir, notamment les prochaines présidentielles françaises, les candidats aient le courage de replacer l’enjeu de la construction européenne au cœur du débat et de retrouver la voie de propositions ambitieuses et constructives. Ce sera un critère décisif à l’heure des choix.

Daniel Garrigue, Député non inscrit de la Dordogne.

jeudi 05 mai 2011

A L’ATTENTION DES RESPONSABLES ET MILITANTS DE REPUBLIQUE SOLIDAIRE

Les échos qui me reviennent de la réunion des responsables départementaux de République Solidaire, le 1er mai dernier, font apparaître que certains responsables du mouvement laissent entendre que j’aurais exploité la présentation du projet de Dominique de Villepin, le 14 avril dernier, pour annoncer ma démission et que j’aurais d’autre part, été parfaitement informé du projet, et notamment du « revenu citoyen ».

1- Je n’ai donné aucune publicité à ma démission de porte-parole de République Solidaire et à ma décision de ne pas renouveler ma cotisation.

J’ai adressé, par mail, ma lettre de démission à Dominique de Villepin et à lui seul, mardi 12 avril au matin, et cela sur l’adresse mail la plus proche ou la plus personnelle que j’avais de lui. Je n’ai donné aucune publicité ni à cette lettre, ni à ma décision.

J’ai eu un entretien téléphonique bref avec Dominique de Villepin un peu plus tard, le même jour, ce qui n’a pas modifié ma position. Là encore, je n’ai donné aucune publicité à cet entretien.

J’ai constaté, le 13 avril, tard dans la soirée, que ma démission était annoncée sur le site web de France Soir. J’aimerais savoir qui a été à l’origine de cette information.

Le lendemain, 14 avril, j’ai été interrogé par un grand nombre de journalistes de différents médias, mais jamais à mon initiative.

Il est donc faux et malhonnête de prétendre que j’ai cherché à exploiter l’annonce de son projet par Dominique de Villepin. La vérité, toute simple, est que j’étais en désaccord, que ma position de porte-parole du mouvement me plaçait dans une impasse, que je ne souhaitais pas être présent à la conférence de presse du 14 avril et que je n’avais donc pas d’autre choix que de démissionner.

2- Ce que je reproche par ailleurs, ce n’est pas de ne pas avoir été informé, c’est de ne pas avoir pu discuter.

J’ai exprimé mes fortes réticences à l’égard du « revenu citoyen » lorsque Dominique de Villepin nous en a fait directement part. J’ai renouvelé ces réticences auprès de lui par téléphone, puis par une note que je lui ai adressée le 7 avril. Je lui ai dit à plusieurs reprises et j’ai dit également à la Secrétaire Générale, Brigitte Girardin, que je souhaitais qu’il y ait une vraie discussion sur cette question dont je ne partageais –et je n’étais pas le seul- ni le principe, ni les modalités, ni les conséquences financières. Cela n’a pas été possible. Je le regrette, car un véritable débat aurait sans doute permis de clarifier et de préciser bien des choses.

Je me suis engagé pleinement depuis la création de République Solidaire en juin 2010, mais je l’ai toujours fait en homme libre de ses convictions et de ses décisions. C’est ma conception de l’engagement politique.

Daniel Garrigue, Député non inscrit de la Dordogne.

mercredi 04 mai 2011

"Une réforme inutile et dangereuse"

Intervention du député Daniel GARRIGUE sur le Projet de loi constitutionnelle relatif à l'équilibre des finances publiques.



COMMUNIQUE

Mardi 3 Mai,

Daniel GARRIGUE a voté la proposition de loi de Jean Dionis du Séjour visant à renforcer durablement la compétitivité de l'agriculture française, qui n'a malheureusement pas été adoptée. Il a également voté la proposition de loi de M. Yvan LACHAUD visant à interdire l'utilisation des phtalates, des parabènes et des alkylphénols, qui a été adoptée mardi 3 mai en séance publique.

mardi 03 mai 2011

"La procédure du semestre européen est encore loin d'être convaincante"

Intervention du député Daniel Garrigue dans le débat relatif au programme de stabilité européen.