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samedi 29 janvier 2011

Daniel GARRIGUE interviendra dans les débats à l’Assemblée Nationale :


- Mardi 1er février, dans la matinée : Question orale sur la situation Météo France de Bergerac.
- Mercredi 2 février : à la place des questions au Gouvernement, Intervention dans le débat sur le retour de la France dans l’OTAN.

mardi 25 janvier 2011

mardi 18 janvier 2011

Intervention de Daniel Garrigue sur le projet de loi de réforme de la garde à vue.



Post& par Daniel GARRIGUE à 11:59 PM
Edité: samedi 22 janvier 2011 9:48 AM
Categories: Activités et travaux parlementaires, Actualités, France

Intervention de Daniel Garrigue lors de la réunion de soutien à Stéphane Hessel, place du Panthéon,

Paris, le 18 janvier 2011

Depuis plus de quarante ans, nous étions fiers de la politique conduite par la France au Moyen-Orient, parce qu'elle nous engageait dans la recherche de la paix, parce qu'elle voulait reconnaître les droits de tous, ceux des Israéliens, mais aussi ceux des plus faibles, les Palestiniens.

C'est le général De Gaulle qui a parlé le premier de ceux que l'on appelait alors les réfugiés palestiniens.

C'est Valéry Giscard d'Estaing qui a été à l'initiative de la Déclaration de Venise.

C'est François Mitterrand qui a officiellement reconnu l'Organisation de Libération de la Palestine, l'OLP.

C'est Jacques Chirac qui a été bousculé à Jérusalem parce qu'il voulait parler aux Palestiniens.

Il y a trois ans, on nous a parlé de rupture. Or, cette rupture nous voyons qu'elle est profondément négative et qu'elle est profondément choquante.

Il est simpliste de poursuivre ceux qui ont appelé au boycott de produits qui, venus des territoires occupés, ne devraient pas entrer en Europe, sans tenir compte du contexte.

Il est malhonnête, comme l'a fait l'an dernier François Fillon au diner du CRIF, de prétendre que ce boycott ne concernait pas des produits exportés par Israël, mais les produits kascher, au risque de déplacer ce débat sur le terrain redoutable des affrontements communautaires. J'ai adressé une question écrite à François Fillon, je n'ai jamais eu de réponse et pour cause.

Le vrai problème est celui de l'accord commercial entre l'Union européenne et Israël. Cet accord n'a été accepté à la fin des années 90, par le Parlement français, qu'à la condition d'engagements pris en faveur des droits des Palestiniens. Le même débat s'est reproduit lors du renouvellement de la convention.

Mais cette convention exclut, conformément aux conventions de Genève, que l'on puisse importer des produits en provenance des territoires occupés, et à plus forte raison, des colonies implantées dans ces territoires.

Alors, pourquoi les autorités françaises n'assurent-elles pas un meilleur contrôle de l'application de cette convention ? Pourquoi les autorités françaises ne poursuivent-elles pas ceux qui introduisent sur notre marché des produits provenant des territoires occupés ou des colonies israéliennes ? Il y a, c'est manifeste, deux poids et deux mesures.

On a voulu nous réduire au silence. On a voulu nous fermer l'ENS. On nous a ouvert la place du Panthéon. Et nous sommes suffisamment nombreux pour la remplir toute entière.

Depuis des années, nous avons combattu pour la paix au Proche-Orient et pour que les droits de tous soient reconnus. Nous nous sommes réjouis des Accords d'Oslo. Nous avons été atterrés par l'assassinat d'Yitzhak Rabin parce que nous savions qu'il signifiait la fin de ce processus.

Mais ce combat, nous y croyons encore et nous continuerons à le mener sans répit parce que c'est un combat juste et indispensable.

Daniel GARRIGUE

M. Patrick Lorgue, secrétaire du Comité d’Etablissement Eurenco-Bergerac, écrit à M. Alain Juppé, ministre de la Défense, à la suite d’un courrier de Daniel Garrigue.

Vous pouvez télécharger le courrier ICI

mardi 11 janvier 2011

Daniel GARRIGUE écrit à Alain Juppé au sujet de l’ESCAT, de Bergerac NC et d’Eurenco Bergerac

Monsieur le Ministre,

J'ai l'honneur d'attirer votre attention sur les conséquences de la loi de programmation militaire 2009-2014 et des nouvelles orientations de la stratégie de défense et de sécurité nationale pour la ville de Bergerac.
Bergerac disposait en effet jusqu'à présent de trois établissements relevant directement ou indirectement du ministère de la Défense.

  • Un des deux établissements spécialisés du Commissariat à l'Armée de Terre (ESCAT) comptant une centaine d'agents militaires et civils
  • Plusieurs sociétés ou établissements relevant du groupe SNPE, et particulièrement :
    - La société Bergerac-NC, spécialisée dans la production de nitro-cellulose (150 salariés).
    - La société Eurenco, entreprise d'armement spécialisée dans la production de charges modulaires (munitions) (120 salariés).

Or, les dispositions prévues par la loi de programmation militaire ont pour conséquence la disparition de deux de ces établissements ou sociétés. Les perspectives du troisième restent elles-mêmes incertaines.

1- L'établissement spécialisé du Commissariat de l'Armée de Terre (ESCAT) de Bergerac.

Dans le cadre de la réorganisation de la logistique des Armées, la fermeture de cet établissement a été prévue pour 2014.
Plusieurs interrogations demeurent. D'abord, la mise en oeuvre de la nouvelle organisation logistique autour des bases de défense – ou autour de l'établissement de Chatres sera-t-elle réellement opérationnelle en 2014 ? D'autre part, la mise en oeuvre anticipée du plan d'aide aux restructurations (PAR), si elle permet à certains personnels de se réorienter, permettra-t-elle de maintenir l'effectif à un niveau suffisant jusqu'en 2014 pour que ceux des personnels qui ont fait le choix d'aller jusqu'à cette date, puissent effectivement le faire ?
D'autre part, des études ont été financées pour préparer le reconversion ou la revitalisation du site. Le montant des crédits prévus au titre du plan local de redynamisation (PLR), soit 1,5 million d'euros, paraît toutefois d'une portée beaucoup trop limitée pour espérer reconstituer la centaine d'emplois perdus, même si les autres collectivités s'engagent pour un montant équivalent.

2- La société Bergerac NC :

La privatisation prévue par la loi de programmation militaire a transformé le groupe SNPE en une véritable structure de défaisance.
C'est dans ce cadre qu'a été prévue la fermeture au 31 mars 2011 de la société Bergerac NC. Une partie de l'activité serait reprise par le groupe espagnol Maxam, ce qui devrait assurer le maintien de l'activité de 28 salariés.
Le plan social qui correspond à la suppression de 108 emplois apporte certes des solutions aux salariés concernés. 53 d'entre eux devraient bénéficier des éléments combinés du dispositif amiante et d'un congé de mobilité. 21 seraient repris par d'autres filiales locales de la SNPE. Les 34 salariés restants se verraient proposer des mutations dans différentes unités du groupe – notamment à l'usine de Sorgues, dans le Vaucluse, avec différentes mesures d'accompagnement.
Il n'empêche que la disparition d'une centaine d'emplois aura un impact lourd sur une économie locale où le taux de chômage a déjà sensiblement progressé. La préfète de la Dordogne, Madame Abollivier, et ses services, souhaitent qu'une convention de revitalisation soit demandée à la SNPE.
Je ne peux que m'associer très fortement à cette demande, à laquelle le groupe SNPE devrait être en mesure de répondre, puisque la cession de différentes unités – dont la cession de SME à Safran – devrait procurer au groupe résiduel des ressources financières importantes.
Au delà, il paraît important d'accélérer la revitalisation du site. Des crédits du FRED ne devraient-ils pas être prévus à cet effet ?

3- Eurenco

La société Eurenco représente le métier d'origine de la SNPE. Après une alliance peu concluante avec les Suédois (SAAB) et les Finlandais (PATRIA), ses principales activités se répartissent entre les sites de Bergerac (les charges modulaires, ou enveloppes combustibles des munitions) et de Sorgues (explosifs) ainsi que dans la filiale PB Clermont (poudres).
Ces activités, qui sont étroitement liées aux commandes du ministère de la Défense et aux exportations d'armement, sont depuis longtemps déficitaires. Elles n'en représentent pas moins un fort enjeu stratégique, souligné par le livre blanc sur la Défense.
Compte tenu du démantèlement programmé du groupe SNPE, et de l'absence d'intérêt du groupe Safran pour ces activités, leur avenir est lié à une reprise ou à une alliance avec d'autres entreprises du secteur. Il semble aujourd'hui que la solution la plus fortement envisagée serait un rapprochement avec Nitrochemie, filiale du groupe allemand Rheinmetall.
Dans ce contexte d'ensemble, trois sujets d'inquiétude pèsent sur le devenir du site de Bergerac :

1. D'abord, la cession des terrains sur lesquels se situe Eurenco au groupe espagnol Maxam s'accompagne d'une augmentation du loyer dû par Eurenco de 80 000€ à 350 000€, ce qui ne peut que fragiliser davantage les résultats de l'établissement.
2. Ensuite, le plan de charge d'Eurenco-Bergerac est avant tout fonction des commandes de l'Etat. Selon le programme à moyen terme (PMT) 2010-2013, ces commandes devraient être régulièrement assurées. Mais qu'en sera-t-il réellement pour 2011 et pour les années à venir, compte tenu des réductions de moyens du budget de la Défense ? Les commandes prévues seront-elles effectivement lancées et à quel niveau ?
3. Dans le rapprochement apparemment prévu avec Nitrochemie, l'établissement de Sorgues paraît à priori en situation favorable - compte tenu des importants investissements liés au projet Phénix (explosifs composites) qui n'ont pas d'équivalent côté allemand – alors que l'établissement de Bergerac risque de se trouver en concurrence avec l'établissement allemand d'Aschau sur les charges modulaires.

Pour toutes ces raisons, les salariés de l'entreprise et l'ensemble du Bergeracois souhaiteraient savoir clairement quelles sont les orientations du ministère de la Défense à l'égard d'Eurenco-Bergerac.
Je vous serais très reconnaissant de bien vouloir apporter des réponses à ces différentes questions qui sont pour nous primordiales.

Veuillez croire, Monsieur le Ministre, en l'expression de ma haute considération.

Daniel GARRIGUE

mardi 04 janvier 2011

Risible !

Les prétendues questions « que – selon M. Fauvel – se poseraient beaucoup de Bergeracois » au sujet de la gestion de Daniel Garrigue prêtent pour le moins à sourire.

- « Éventuelles « commissions » lors de la réalisation du parking de la République : en fait de « commissions », qui n'ont jamais existé, il y a eu surtout le mécontentement de certains grands groupes qui ont mal accepté d'être doublés par un outsider, SAGS. Les insinuations de M. Fauvel sont purement calomnieuses.
- « Surdimensionnement de la station d'épuration » : construite pour une durée de vie de 25 à 30 ans, la nouvelle station d'épuration a une capacité de 50 000 équivalents habitants qui tient compte de la population de Bergerac, du traitement des effluents non domestiques, et des demandes de communes périphériques. La marge disponible est aujourd'hui de quelques milliers d'équivalents habitants.
- « liens entre les promoteurs et Garrigue » concernant les constructions sur Pombonne : Nous avons discuté à l'origine avec Univers de France, filiale de Vivendi , puis quand Vivendi s'est retiré, nous avons su maintenir les projets en discutant directement avec les différents promoteurs. Je pense que nous avons plutôt réussi cette opération qui s'est déroulée dans un contexte difficile.
- La prétendue « inflation des logements de Robien » : dans une période où la ville gagnait plus de 2000 habitants, nous avons reçu l'équivalent de 1500 demandes de construction de logements neufs. Nous en avons accepté 1000, et lorsque nous avons senti qu'il y avait un phénomène spéculatif, nous en avons refusé 500. Parler d'une « inflation de logements de Robien » à Bergerac, comme le font certains, a surtout pour effet de porter, à tort, préjudice à Bergerac. Cela ne peut manquer de surprendre de la part d'un président de chambre de commerce.

Quant à l'affaire Capsécur, qui est une affaire de droit public concernant la sécurité routière, dont j'ai été effectivement saisi par les plaignants et qui me concerne fortement, puisque j'ai largement contribué au développement du circuit de Bergerac-Faux, j'observe que dans notre droit - qui est le même à Bergerac et à Bordeaux - , un agrément plus que tardif ne peut valoir régularisation.

Daniel Garrigue

République Solidaire : pour un nouveau pacte social


La question de la durée du temps de travail ne peut pas être un simple sujet de polémique entre le PS et l'UMP. Dans une économie mondialisée où il faut faire plus de place à la compétitivité et à l'effort de recherche, dans une société où les équilibres démographiques se modifient profondément, la question du temps consacré au travail mérite d’être posée sereinement, à condition de l’inscrire dans une vision plus large du travail dans notre société, notamment sur des sujets tels que :

- L'amélioration urgente du taux d'activité des différentes classes d'âge, prioritairement les jeunes, mais aussi les seniors.
- La reconnaissance du rôle majeur de la formation professionnelle dans l'accès à l'emploi mais aussi dans la sécurisation des parcours tout-au-long de la vie.
- La réduction des inégalités de revenus, entre les hommes et les femmes, mais aussi entre les différents acteurs du monde économique, ainsi que le réequilibrage des charges pesant respectivement sur les revenus du travail et les revenus du patrimoine.
- La rénovation de la gouvernance de l'entreprise, qui ne doit pas être asservie à une simple logique de rendement financier, mais qui doit associer les différents acteurs autour d'objectifs communs de réussite partagée.

Dans une République solidaire, plus que de polémique, nous avons besoin d'un nouveau pacte social, largement discuté et concerté avec les partenaires sociaux, et apte à établir les fondements d'une société d'effort et de justice, d'initiative et de responsabilité.

Daniel GARRIGUE
Porte-parole de République Solidaire